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  • Il y a plus de 2000 ans, vos ancêtres étaient attachés à leurs branches, tout comme n'importe quel végétal comestible. Il y a plus de 2000 ans, Ania Bradford les changea en êtres humains tout à fait acceptables (exceptées quelques différences). Seulement la prolifération beaucoup trop rapide de ces êtres fut vite incontrôlable, si bien que des mesures durent être prises. Un exil, un exil en Amérique, un exil sans retour. Vous voilà donc avec comme seul territoire le vaste continent Américain, vous continuez à y vivre, sans contact avec le reste du monde...

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    ORION (and you said i fuck you to fuck you over) EmptyORION (and you said i fuck you to fuck you over)
    Sam 25 Jan - 18:26
    Dandelion
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    T’as les idées en vrac, t’as le cerveau qui dérape. T’as les doigts qui glissent, les membres qui tremblent. T’as le regard qui se fait la malle, ça se floute, tu te noies. Tu te noies dans ton bordel, tu te noies dans l’alcool. Tu as pris un verre, encore un, peut-être le verre de trop.  Celui qui te fera regretter ta soirée, celui qui te fera regretter d’être sorti, d’en avoir trop pris. Mais en attendant, tu es bien, tu es détendu. Tes yeux se perdent sur la population, tu ne vois rien de bien distinct, tu ne vois rien de bien fameux. Comme s’il y avait du brouillard, comme si on t’avait mis un voile sur la face. Tu commandes un nouveau verre, le liquide fait son chemin jusqu’à ta gorge avant que tu n’ailles sur la « piste de danse » ou simplement l’endroit où l’on peut se frotter vulgairement sans que ça ne paraisse déplacé. Sans que l’on vous regarde de travers parce que les gestes que vous faîtes sont beaucoup trop ostentatoires, beaucoup trop vulgaires. Tu n’aimes pas forcément danser mais aujourd’hui tu ne sais plus, tu ne comprends plus et plus que les autres jours tu as envie d’oublier.

    Tu voudrais que tout sorte de ta mémoire, que les souvenirs se fassent la malle, qu’ils comprennent que tu n’en veux plus, que tu en as marre d’eux ; tu voudrais que rien qu’une fois, ils te laissent tranquille. Qu’ils t’abandonnent. Te quittent. Que vous divorciez ; tu voudrais te séparer d’eux, et les oublier. Juste, les laisser filer. C’est ça que tu aimes dans ces nuits où tu n’es plus toi, où tu ne te souviens plus de ton nom. C’est ce que tu aimes, quand tu bois trop. Tu as l’impression d’être libéré, d’être quelqu’un d’autre. Tu as l’impression que tu n’as plus besoin de penser, de réfléchir, que tu n’as tout simplement plus besoin d’exister comme tu l’as fait jusqu’à présent. Tu es quelqu’un d’autre et tu apprécies tellement être dans la peau de cet autre toi, que tu recommences. Trop souvent peut-être. Tu recommences et tu t’oublies. Tu ne sais plus à quoi tu ressembles, tu ne sais plus comment tu t’appelles. Qui es-tu ?

    Ton corps contre le sien, tu te déhanches, tu passes d’un inconnu à un autre, tu t’en fiches. T’as le débardeur qui part en couille, t’as le pantalon trop bas, t’as le corps transpirant, les joues rouges, les lèvres gonflées de baisers échangés avec n’importe qui, n’importe quoi. Tu es tellement bourré que tu ne marches même plus droit. T’es un peu lourd, tu fais rire. Tu n’entends plus la musique, trop forte, dérangeante, tu ne supportes plus les lumières qui éclairent chaque corps, qui par moment découvre des faces inconnues. Elle est aveuglante. Elle est énervante. Tu as soif, encore. Tu as envie d’une clope. Peut-être pas que d’une clope, en fait. T’as envie de te foutre par terre ce soir, t’as envie de tout abandonner, de tout laisser aller. « T’vas chercher un verre ? » murmure-t-il à ton oreille, ses lèvres glissant dans ton cou. Qui est-il ? Tu fronces les sourcils, tu le pousses, gentiment, un peu fort quand même parce qu’il se cogne contre un autre.
    Ça va pas aller là, ça va mal finir.

    Alors tu t’échappes, tu t’extirpes d’entre les  corps ondulant comme des serpents apprivoisés au son de la flute et tu te diriges un peu titubant jusqu’au bar, tu t’y accoudes, tu prends ta tête entre tes mains et tu soupires. Tes yeux parcourent le bar, tu les plisses parce que c’est dur de voir tout de même, c’est dur de comprendre ce qui se passe quand on a la tête qui tourne, quand on a les muscles qui tirent. Tu regardes, encore, tu commandes un nouveau verre. Quelque chose de fort. Il faut que tu te réveilles, rien qu’un peu, que tu reprennes des forces. Et tu le regardes. Lui. Ton regard s’est arrêté, il ne s’est pas décroché de son visage fermé.  Il est seul ? Il a l’air, seul. Complètement seul. Le hasard fait bien les choses -c'est ce que tu penses, soudainement. Tu ne sais pas si c’est la tristesse qui se lit sur son visage ou peut-être est-ce sur le tien ? Tu n’es pas en état de voir quoi que ce soit, tu n’es pas en état de deviner quoi que ce soit, mais tu t’en fiches. Tu prends le verre qu’on vient de te servir, tu ne le bois pas de suite. Tes mains tremblent encore, le liquide est secoué. Tu te fais un chemin là où tu peux, tu essayes en tout cas de passer. De le rejoindre.

    « T’es seul ? » Que tu demandes, t’accoudant près de lui. Tu fais des erreurs, tu en fais tout le temps. Tu les répètes, encore, et encore, et peut-être qu'Orion était ta plus grosse erreur, celle que tu n'arriveras jamais à effacer. Tu es seul que tu lui demandes, comme s'il allait te répondre, comme s'il allait dire oui, comme s'il pouvait être seul, lui.
    Tu ris.
    uno


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    ❝ a soliloquy on repeat ❞

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    ORION (and you said i fuck you to fuck you over) EmptyRe: ORION (and you said i fuck you to fuck you over)
    Dim 9 Fév - 19:08
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    Dandelion & Orion

    boom boom boom

    Une explosion, un cataclysme, une tempête de bruit, de lumière.
    Éblouissante.
    La nuit est encore jeune et déjà Orion se sent léger, la tête vidée de tous soucis. Son corps se lance, se heurte à ceux des autres, de personne. Il ne lui appartient plus, il est possédé.
    Et au milieu de tout ça, un regard qui soutient le sien, des lèvres pulpeuses, un décolleté sombre, des mains qui se posent sur son cou. Ses propres mains qui attrapent une taille fine et ses lèvres qui se meuvent contre celle de l'inconnue.  
    La musique change, le rythme s’accélère. Étouffant. Besoin de reprendre son souffle. Et leur corps se séparent, poussé par la foule, avant de se retrouver. Agacé, Orion entraîne sa partenaire jusqu'à sentir le mur froid heurter son dos. Rafraîchissant. Leur bouches toujours collé l'une à l'autre.

    La nuit est jeune mais déjà pleines de belles promesses.

    Promesses brisées.

    Orion regarde le fond de son verre, assis au bar. Toujours incertain sur la raison de la disparition de la belle brune. Il faut en général plus de quelques heures à ses conquêtes pour se lasser de lui, ou se rendre compte du déchet qu'il est. Un nouveau record de vitesse a peut-être été battu ce soir. Youpi.

    La foule un peu moins dense que sur la piste de danse, il se sent bien seul, pourtant serré sur un petit tabouret contre le bar. L'alcool lui brûle encore la gorge et dilue la tristesse et le reste du monde jusqu'à la réduire à un bruit de fond, une nuisance à peine audible. "T'es seul ?"

    Ça résonne dans tous son corps, ces trois mots, à peine au-dessus de la musique assourdissante. Ça le fait sauter au plafond et redescendre sur terre à la vitesse d'une fusée.

    "Delly". Le nom roule sur ses lèvres, comme pour vérifier que ses yeux ne lui jouent pas des tours. Il a encore la sensation fantôme des baisers échangés moins d'une heure avant en tête, d'un corps contre le sien, pourtant sa réponse sonne comme une évidence, sans même y réfléchir. "Plus maintenant."

    C'est l'alcool qui parle, c'est l'alcool qui le fait sourire, c'est encore l'alcool -quoi d'autre?- qui l’empêche de détacher son regard du visage de Dandelion. C'est l'alcool qui pousse tout son corps à se pencher vers celui de son ami. C'est l'alcool. Il a presque l'impression de redécouvrir les traits du pitaya, son regard embué par la boisson et brillant sous les lumières agressives de la boite. Ces yeux qui le sondent, il en a des frissons à l'arrière de sa nuque.

    Ça fait quoi ? Trop longtemps qu'ils ne se sont pas vus. Ça frappe Orion, par surprise un peu, comme à chaque fois. Il lui a manqué. Il lui manque.

    "T'es là depuis longtemps."

    Pas vraiment une question, il a l'air un peu ravagé, débauché. Le retour du pincement au cœur. Et l'esprit qui fuse, rapide, qui imagine mille inconnus, tous menaçants. L'esprit qui comble les doutes avec des réponses. Combien de gars sont passés dans les bras de Delly depuis qu'ils se sont vus la dernière fois ? Combien juste ce soir ? Combien avant que ça arrête de faire mal ?

    C'est rapide, le temps d'un instant, avant que son sourire ne revienne, qu'il cache ses émotions comme il sait bien le faire, qu'il ferme la fenêtre. Un instant de tristesse, un instant de vision sur son âme dans ses pupilles.

    "Viens on rentre ?"

    Viens on s'enfuit, on échappe à l’atmosphère étouffante de la boite. On échappe aux autres.

    Et sa main qui se pose sur le bras dénudé de Dandelion, il s'y accroche, le monde tourne un peu trop autour de lui. Ça lui donne une forme de stabilité, et puis il veut pas lâcher, quitte à y laisser une trace. Involontaire.

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    ORION (and you said i fuck you to fuck you over) EmptyRe: ORION (and you said i fuck you to fuck you over)
    Mar 17 Mar - 0:28
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    Plus maintenant, frisson. Ses mots sont une caresse invisible, ton cœur loupe un battement. Tu as l'impression de ne plus respirer, d'étouffer. Dandelion, ça ne va pas. Delly, c'est ce qu'il a dit. Ton prénom qui coule contre ses lèvres, poison assourdissant, tu voudrais oublier chaque syllabe prononcée, tu voudrais qu'elles te soient gravées dans la peau au fer rouge tu voudrais que partout son Selly sonne encore, que tout le monde l'entende.
    Ou peut-être que non, peut-être que tu veux être le seul à pouvoir le savoir, le déguster, ce prénom qu'il souffle, ce prénom qu'il connaît si bien, ce Delly qui n'est qu'à lui.
    Mais tu ne comprends pas tout ça, tu ne sais pas, tu le caches, parce qu'il ne veut pas le voir, parce qu'il ne veut pas l'entendre, parce que toi aussi tu es aveugle, parce que vous jouez tous les deux, jeux dangereux,
    un, deux, trois, soleil, le premier qui bouge a perdu.
    Tu as perdu.

    Et tu voudrais faire pareil. Tu voudrais souffler Orion. Tu voudrais le voir chavirer, naufragé, tu voudrais lui faire le même effet le ravager.
    Tu ne t'en crois pas capable, mais tu ne sais rien Dandelion, ignorant.
    Tu voudrais le voir en difficulté, ne serait-ce qu'une fois peut-être, tu voudrais l'aider. Mais tu le sais, ce n'est pas comme ça que cela se passe. Ce n'est pas comme ça que vous le voyez, que tu le vois.
    Tu ne comprends rien.
    Et l'alcool dans ton sang bouillonne, tourbillonne, le monde autour de toi tourne sans cesse, sans cesse, sans cesse, le monde fait des tours qui te font rire.
    Longtemps. Tu ne sais pas.
    Tu as perdu la notion du temps. Ça n'existe plus, ce genre de choses. Ça n'a jamais existé.
    Parce qu'avec le temps, tout s'en va, et pourtant, ton cœur est là, il bat.
    Il bat fort.
    Trop fort.
    Tu voudrais dire que non, que c'est un mensonge, que tu viens d'arriver. Ça ne se voit pas ? Tu aimerais lui donner tort quand il a raison et lui donner raison quand il a tort. Tu ne veux pas de ces reproches, tu ne veux pas de ces accusons. Et alors ? Mais les mots restent bloqués au creux de ta gorge, rien ne vient, rien ne s'échappe.
    Rien ne blesse aujourd'hui. Ni toi, ni lui.
    Vous n'avez pas mal.

    La tentation. Le diable. La chaleur qui court dans ton bras. L'envie de dire serre-moi, serre-moi plus fort encore. Tes doigts qui se posent sur les siens. Tes doigts contre son poignet. Lâche-moi, avant que tu ne deviennes fou, avant que tu ne craques, avant que vous ne regrettiez encore chacun de vos actes, avant de vous haïr un peu plus encore pour ces erreurs qui auraient pu être évitées.
    Égarés.
    Vous vous êtes perdus un instant.
    « Pourquoi ? » pourquoi est-ce qu'il veut renter, pourquoi est-ce qu'il est si pressé, pourquoi est-ce qu'il te le dit à toi, pourquoi est-ce qu'il t'attire dans ses filets.
    Tu secoues la tête, tu ris, ça fait mal.
    « Rentrer où ? », chez toi, chez moi, il n'y a pas de réponses. Tu ne veux pas rentrer. Tu ne veux pas regretter. Tu ne veux pas que ça se termine. Tu as l'impression qu'en dehors de ces murs la réalité se fera dure, blessante et que tout ça, ce n'était qu'un rêve, qu'une impression, qu'un mirage... Est-il vraiment là ?
    Ta main qui se glisse dans la sienne, tu serres fort, si fort que tu as mal, peut-être lui aussi.
    Ce n'est pas un rêve.
    Tu ris encore, extase sans fin.
    « Je ne suis pas Cendrillon ! », tu te plains en rigolant et tu le tires, tu veux danser toute la nuit, tu veux continuer de rêver encore un peu, oublier, t'oublier avec lui, l'oublier un peu aussi.
    Tes bras autour de lui, « danse ! » que tu lui dis, comme s'il allait faire, comme s'il allait t'écouter.
    Et peut-etre qu'il avait raison.
    Peut-être qu'il serait mieux de rentrer.
    D'arrêter.
    uno


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    ORION (and you said i fuck you to fuck you over) EmptyRe: ORION (and you said i fuck you to fuck you over)
    Dim 29 Mar - 12:02
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    Pourquoi c'est toujours une bataille avec lui ? Toujours à le contredire, à lui demander des explications. Toujours à se battre.
    Orion en a marre, un peu. Il est fatigué.
    Orion est amusé, beaucoup. Il est ravagé
    Rentrer chez lui. Chez qui ?
    Signal de danger !

    Sa bouche reste fermée, aucune réponse ne convient, elles sonnent toutes trop réelles, trop vraies. Elles font peur.
    Comme un équilibriste au-dessus du vide, Orion se balance.
    Un clown pour l'amusement de Dandelion. Son rire résonne à ses oreilles, malgré la musique assourdissante. Il résonne dans son cœur et fait tomber les étagères sur son passage. Est ce que c'est comme ça qu'il le voit ? Comme une distraction, dont on rit, et puis qu'on oublie sur le côté ?
    Son verre se vide en une dernière gorgée, pour repousser les idées sombres et oublier, encore un peu.
    Engourdis de la tête au pied, il ne sent que la main, chaude, réelle, dans la sienne.
    Il veut rentrer, il veut oublier la belle brune du début de soirée, oublier ses échecs, oublier le bordel qu'est devenue sa vie. Le bordel que c'est entre Delly et lui.  

    Et il se laisse entraîner, les sourcils froncés plus par habitude qu'autre chose, faire genre, au moins faire semblant de ne pas être à sa disposition. Les caprices de Dandelion c'est comme des caprices d'enfant, il serait capable de pleurer au milieu de la boite si Orion le laissait, là, tout seul. (spoiler : une petite part d'Orion pleurerait aussi, même si il veut se persuader du contraire)

    Pour une fois, il peut bien ravaler sa fierté et se plier à un caprice de son ami, plutôt que de forcer l'inverse. Une histoire de cercle vicieux à briser, un truc du genre.
    Danser. Se laisser emporter par le mouvement de la foule, de Dandelion, c'est un peu trop facile, presque décevant. Si c'est si simple, pourquoi le reste parait insurmontable ?
    Orion se perd, dans les lumières et les flashs qui aveuglent sa vue à intervalle régulier, il a l'impression d'être seul au monde, seul à deux, dans une bulle, isolé de tout par le bruit.

    La bulle éclate
    Une main agrippe sans délicatesse le bras de Dandelion,

    "Eh ! Pourquoi t'es parti comme ça ? On s'amusait pourtant bien ..."


    Le ton laisse parfaitement sous-entendre à quel point ils devaient bien s'amuser. Le malpoli est un peu plus grand qu'Orion, mais il est loin d'intimider le fleuriste.
    La bulle éclate,
    Et il s'interpose, les yeux brillants de colère. Peut-être que Dandelion lui en voudra, sans doute même, de se penser suffisamment important pour s'interposer. Pourtant c'est instinctif, incontrôlable. Il en aboierait presque

    " Le touche pas !"

    Plusieurs têtes se tournent autour d'eux, curieux ou surpris d'entendre Orion malgré les décibels crachées par les haut-parleurs. Il doit avoir l'air un peu fou, il l'est sans doute beaucoup. Fou de colère, fou de jalousie.Fou de lui.
    L'inconnu semble rapidement se rendre compte de la possibilité certaine de se prendre une droite si il insiste, ou pas. En tout cas c'est le message qui transpire de tous les pores du rouquin.

    C'est toujours aussi incompréhensible l'état dans lequel il peut se mettre pour Dandelion. Pourtant soyons honnête, c'est sans aucun doute lui le principal danger récurrent dans la vie du pitaya. La logique a jamais eu sa place dans leur amitié de toute façon, ça Orion l'a compris depuis longtemps.

    "Oh, tout doux le copain jaloux, j'y peux rien si tu lui suffis pas"

    Et le poing d'Orion rencontre le ventre de l'imbécile à peine la phrase finie. Aucune retenue, aucun remords. Le coup est suffisamment violent pour couper la respiration et faire se plier en deux le connard.

    Comme une allumette sur un bidon d'essence.

    Il pourrait s'arrêter là, ne pas perdre plus de temps pour un déchet, il pourrait prendre de grandes inspirations et calmer le feu dans ses veines.
    Ou bien.
    Il peut enchaîner avec un autre coup de poing, cette fois-ci à la mâchoire. Et il pourrait encore continuer, sa cible maintenant à terre. Il pourrait se déchaîner, et perdre toutes raisons. L'alcool dans son sang enflammé.

    Sauf que dans tout ce joyeux bordel on le retient, on le tire en arrière. La sécurité, d'autres fêtards, Dandelion. Peu importe qui.

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    ORION (and you said i fuck you to fuck you over) EmptyRe: ORION (and you said i fuck you to fuck you over)
    Mer 1 Avr - 14:27
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    On s'amusait bien qui résonne dans tes tympans, la musique est trop forte, tu ne sais plus qui te parle, tu as déjà oublié le visage de cet inconnu ; il n'y avait plus que Orion dans ton monde et les autres, ils ne comptaient plus.
    Jamais.
    S'ils savaient à quel point tu t'en foutais, à quel point tu n'en avais rien à faire de leurs sentiments, de leurs envies, de leur vie quand Orion est ici, quand Orion est près de toi, quand Orion te prend la main et danse, danse, ça tourne beaucoup trop fort, beaucoup trop vite, tu ne comprends plus ce qu'il se passe.
    Une voix s'élève et c'est ton coeur qui tremble, tu ne la connais que trop bien, la seule que tu entends, et tes yeux s'écarquilles, regard incrédule, perdu, pourquoi ? Tu as envie de lui demander pourquoi est-ce qu'il crie, pourquoi est-ce qu'il dit ça, pourquoi est-ce qu'il ne doit pas te toucher, pourquoi, pourquoi, pourquoi... Tu as les interrogations au bord des lèvres mais jamais elles ne viennent.
    Tu as peur.
    Peur de la réponse qu'il peut donner.
    Peur de la réponse qu'il peut inventer.
    Peur de la réponse qui te ferait trembler.
    Tu as si peur de la vérité, tu préfères l'éviter. Fuite en avant. Tu voudrais soudainement partir ; tu ne veux pas qu'il voit ça de toi, ce côté-là, celui qui tremble pour lui, celui qui pleure pour lui, celui qui est transit pour lui, celui qu'il déteste, celui qu'il fuit, celui qui vous sépare petit à petit.
    Celui qu'il fait semblant de ne pas voir.

    Tu ne comprends pas.
    Tu ne le comprends pas.
    Tu ne comprends jamais Orion, tu ne le comprends plus.

    Le souffle court, tu voudrais que tout s'arrête, mettre le monde en pause, effacer les erreurs du passé.
    Où seriez-vous si tout ça n'était pas arrivé ? Si vous n'aviez pas craqué ? Si vous n'aviez pas écouté vos coeurs d'adolescents, ceux qui criaient la vérité, mensonges.
    « Stop, stop, stop... » que tu murmures pour toi, pour les autres, mais personne ne t'entend, bien sûr que personne ne t'entends. Tu n'as pas le courage de le dire vraiment, pas le courage de le retenir, et peut-être qu'au fond ça te plaît de te voir ainsi protégé, de l'entendre crier sur les autres, pour une fois que ce n'est pas toi. Peut-être que ça te plait de savoir que ça ne va pas, qu'il ne veut pas.
    Tu as le coeur qui bat.
    Fort,
    trop fort sûrement,
    comme si la mort t'attendait.

    Le point de rupture, le poing qui s'abat,
    ton coeur s'arrête.

    Tu ne sais pas ce qu'il se passe mais les gens s'arrêtent, certains, et pour d'autres le monde continue de tourner, comme ça, comme si de rien était.
    Hors du temps.
    « Orion ! », tu as crié, hurlé, tu as mal aux poumons, mal au coeur. Tes doigts sur ses biceps, tu veux le retenir, tu veux qu'il arrête, tu veux qu'ils soient gravés là, dans sa peau, pour lui rappeler qu'encore une fois il venait de tout gâcher.
    C'est la fin de la fête, on rentre à la maison, comme toujours, c'est fini, ce n'est jamais bien long.

    Vous vous retrouvez dehors, lui, toi, les autres peut-être aussi, tu ne sais pas, ça ne t'intéresse pas et tes doigts sont toujours serrés sur son bras, tu ne veux pas le lâcher, tu ne veux vraiment pas, tu as peur qu'il disparaisse, peur qu'il devienne fou encore,  
    tu as peur.
    Il y a le sang sur ses mains, sûrement celui de sa victime, peut-être qu'il gardera des bleus de cette soirée, bleus sur les mains, bleus au coeur.
    Coeur.
    Tu as le coeur qui se serre, toi, fort, très fort, ça fait mal, trop mal. « Pourquoi est-ce que tu as fait ça... ? » et tu lâches ton emprise de son bras pour prendre l'une de ses mains, pour la regarder, la caresser, essayer de faire partir les tâches, ces tâches qui ne partiront jamais, elles seront là, dans vos esprits, comme les autres, comme toutes vos erreurs. « Pourquoi, hein... ? Pourquoi... ? » que tu demandes encore.
    Toujours des pourquoi auxquels il ne répond pas, jamais, parce qu'il ne veut pas, parce que tu n'es pas sûr de vouloir non plus.
    Ce soir, tu n'es plus sûr de rien.
    Tu n'oses pas regarder son visage, tu ne veux pas le regarder ; tu risquerais de te mettre à pleurer, mais il ne faut pas pleurer devant Orion, tu n'as pas le droit. Il faut être fort, grand, adulte.
    Il faut être comme lui, tu crois, peut-être. Et tu renifles sans grâce, parce que tu te retiens, parce que tu te bats avec toi-même (pas avec les autres, toi, tu sais pas faire ça) et tu voudrais lui dire merci, merci mais ça ne trouve pas son chemin, alors il ne reste que les pourquoi.
    « On s'amusait bien, pourtant... »

    Les mots en trop, les mots qui vont chavirer.
    Désolé.
    uno


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    Mer 1 Avr - 22:26
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    C'est la voix de Dandelion qui lui fait cligner des yeux et reprendre un peu ses esprits. Pas assez pour calmer la colère sourde qui gronde dans ses veines, mais suffisamment pour qu'il n'essaye plus de se débattre comme un forcené. 
    C'est sa voix qui lui fait ravaler toutes les insultes et tous les coups qui le démangent. 
    C'est sa voix qui l’empêche d'essayer de riposter quand ils se font jeter hors de la boite. 
    C'est l'air frais qui le fais trembler, c'est l'alcool qui lui brouille l'esprit. C'est la faute de Dandelion tout ça. C'est toujours sa faute. 
    Il se met toujours dans la merde pour lui. C'est lui qui a insisté pour rester, c'est lui qui attire dans ses filets les gars trop cons. Il en a fait partie Orion alors il sait de quoi il parle. Il sait. 
    C'est la faute de Dandelion, personne lui a demandé de prendre autant place dans le cœur d'Orion, sûrement pas lui en tous cas ! Il lui a jamais demandé d'occuper ses pensées en permanence. 

    Il ne l'a pas lâché, n'a pas arrêté de s'accrocher à lui. Il ne devrait pas en avoir quelque chose à faire vraiment, pourtant ça chauffe dans sa poitrine. Pas avec la même intensité que sa colère, non, une flamme plus douce, presque imperceptible face à la boule dans son ventre qui le consume. Mais c'est quand même là, peu importe sa volonté  de l'ignorer. Fais chier. Il a jamais voulu ça Orion ! 

    Et il aimerait pouvoir dire tout ça à Dandelion, pouvoir lui crier dessus, lui donner tord, le rendre responsable de tout ça, de tous ses problèmes. L'envoyer chier. 
    Et il se sent pétrifié, en sentant la main du pitaya quitter son bras, partir, s'éloigner de lui, heureusement pour seulement quelques instants. 
    Il se sent pétrifié d'entendre la voix, pleine de reproche, ou en tous cas, il a l'impression. Ses yeux se baissent sur leurs mains jointes. 

    Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Comme un disque rayé. Un disque cassé. 

    Il n'a pas de réponse à donner, il n'est pas sûr lui-même. Ça fait trop longtemps qu'il a appris à se mentir à lui-même, à se voiler la face, pour arrêter maintenant. Il ne sait pas pourquoi il veut réduire en bouillie tout ceux qui approche Dandelion. Il ne sait pas pourquoi il sent son cœur et ses poings se serrer à chaque fois qu'il le voit parler à quelqu’un d'autre. Il ne sait pas pourquoi. Il ne sait rien. Il est con Orion. Trop con

    (Parce que son cœur de serre à chaque fois que Dandelion regarde quelqu'un d'autre. 
    Parce qu'il aimerait être le seul à avoir le droit de le toucher
    Parce qu'il ne peut pas passer un jour sans penser à lui
    Parce que ça fait des années maintenant qu'il essaye de se dire que ça passera 
    Parce que, avec l’alcool dans son sang, pendant un instant, il y a espéré.
    Parce que jamais il dira tout ça à voix haute.
    Parce que malgré tous ses efforts, il est faible) 

    Et Dandelion qui fuit son regard, qui lui fait sa meilleure imitation d'un chien battu, qui n'a pas l'air en colère, mais déçu, et c'est sans doute pire. Déçu d'avoir un ami aussi bon à rien qui gâche tout, parce qu'il arrive pas à se contrôler, à mettre de l'ordre dans ses pensées et à ne pas agir comme le dernier des connards. 
    Déçu. Il a raison de l'être. 

    « On s'amusait bien, pourtant... »

    Non, non, non. 
    Et après, c'est Orion qui passe pour le méchant de l'histoire
    Mais il joue à quoi là, Dandelion ? Il le fait exprès de piétiner le cœur d'Orion encore et encore et encore ? Ça l'amuse de lui balancer les mêmes mots que l'autre connard au visage, avec ses grands yeux humides. 
    Ses oreilles résonnent, il en a la nausée. Sa mâchoire se serre et il a l'impression de s'être pris un coup en plein ventre, à avoir du mal à respirer. 
    Dandelion l'a mis K.O. 

    1-0 Challenger win ! 

    Instinct de survie. Orion recule. Il se recroqueville dans sa carapace, là où ça fait moins mal. Là où il est pas brûlé à vif par le simple toucher de Delly. 
    Là où il peut panser ses blessures et récupérer de la défaite
    Il s'éloigne, de quelques pas. Et sans même y penser sort son paquet de cigarettes de sa poche arrière, il a toujours du mal à respirer. 
    Ses mains tremblent quand il essaye d'en allumer une tant bien que mal et la première inspiration de nicotine lui semble une bénédiction. Il prend une grande inspiration, puis deux, puis trois. 
    Ses yeux se ferment, il se concentre sur sa respiration, comme on lui a dit mille fois. Compter jusqu'à 10, lentement

    "Tu peux aller t'amuser avec lui, ou avec n'importe qui." 

    Okay ... Il ne pensait pas que ça ferait aussi mal de s'entendre dire ça. Il regrette déjà. Espèce de débile !
    Il garde les paupières résolument closes, il sait qu'un seul regard vers Dandelion et il redeviendra fou. Si il ne le voit pas partir, il peut prétendre encore qu'il est là, en face de lui. 

    "C'est que ... Ça fait longtemps qu'on s'est pas vu.

    Et tu m'as manqué. 
    Et j'aime pas te partager


    "Et je suis complètement déchiré"

    C'est pas une excuse, même pas une mauvaise. C'est un constat, simple. Orion a l'impression que le monde tourne autour de lui, la sensation de nausée c'est atténuée mais n'a pas complètement disparue. Tout parait si compliqué, sauf ce simple constat.
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