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  • Il y a plus de 2000 ans, vos ancêtres étaient attachés à leurs branches, tout comme n'importe quel végétal comestible. Il y a plus de 2000 ans, Ania Bradford les changea en êtres humains tout à fait acceptables (exceptées quelques différences). Seulement la prolifération beaucoup trop rapide de ces êtres fut vite incontrôlable, si bien que des mesures durent être prises. Un exil, un exil en Amérique, un exil sans retour. Vous voilà donc avec comme seul territoire le vaste continent Américain, vous continuez à y vivre, sans contact avec le reste du monde...

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    Ven 12 Juil - 21:19
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    Le bruit des portes automatiques de la supérette te fit sursauter ; le matin se levait et tes yeux se fermaient, il était temps pour toi de rentrer.
    Tu travaillais à l'épuisement, acharné, tu te noyais.
    Delly tu peux y aller mais tu n'avais pas envie. Pas envie de rentrer, de marcher, de manger.
    Aujourd'hui, tu n'avais pas vraiment envie de vivre, pas comme tous les jours.
    Tu voulais faire des choses nouvelle, briser la routine, casser les chaînes qui t'entravent.
    Tu en avais marre d'être un adulte, marre de cette prison -celle que tu te construis ; tu avais envie d'être encore un peu un enfant, faire des folies, vivre une vie sans soucis.

    Il y a des choses qui te manquent, des choses que tu regrettes, des choses qui pèsent lourd sur ta conscience -des choses auxquelles tu ne peux rien mais que tu voudrais tout de même régler,
    papier millimétré,
    tu aimerais parfois qu'un claquement de doigt remette les choses en plus ; et pourquoi ne peut-il pas y avoir de sortilèges ou de marraine la bonne fée, toi tu en aurais bien besoin pour arrêter de pleurer.
    Tu devrais rentrer, tu le sais -tu es fatigué, tu as le pas qui traîne, un, deux, un, deux, traine ta peine.

    Tout est de sa faute.
    Tu ne sais pas trop comment tu en es arrivé à cette conclusion, mais tout est de sa faute.
    C'est de sa faute si tu as toujours envie de pleurer, c'est de sa faute si tu as toujours envie de crier.
    C'est de sa faute si ta vie est un enfer -son enfer et c'est de sa faute si tu ne veux pas en sortir -tu joues avec le feu.
    Pensées nuageuses, tu te fâches de ton côté sans que personne ne sache et avant que tu n'en prennes conscience, tes pas t'ont mené au démon que tu voudrais fuir,
    moquerie.

    Aujourd'hui, tu n'aurais peut-être pas dû sortir ; ou alors pas comme ça, tu ne sais pas.
    Aujourd'hui, ce n'est pas vraiment le jour ; tu oublies beaucoup.
    Alors quand tes poings s'abattent sur la porte de l'appartement vide, ça fait du bruit.
    Musique entêtante, assourdissante, tu tapes et tapes contre le bois trop dur et tu tapes à t'en faire péter les jointures. Le silence te répond en écho, ce sont tes poings qui résonnent.
    Sois là, s'il te plaît, pour une fois.
    Mais ce n'est pas le jour, ce n'est pas l'heure -ce n'est pas le bon moment, parce que ce n'est jamais le bon moment, parce que tu ne trouveras jamais.
    Tu devrais savoir, mais tu fais celui qui ne sait pas -et alors, tu as le droit d'être égoïste,
    autant que lui,
    et pourquoi tu devrais répondre présent quand tu as l'impression qu'il est toujours absent.

    Coup de pied contre la porte,
    C'est toi qui est dégondé,
    Abîmé.
    uno


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    Sam 13 Juil - 2:21
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    Une nouvelle journée qui commence. Pas facile de se tirer du lit. Y'a des matins comme ça. Rhiannon se dirige d'un pas traînant vers la douche, seule chose capable de la réveiller efficacement. Et encore.

    Elle s'habille en mode automatique. Un pantalon de tailleur noir dans lequel elle rentre une chemise blanche à manches longues et au col ouvert, du même type que celles qu'elle achète à son frère. Moins excentrique que d'habitude ? Peut-être. Pas vraiment. C'est qu'elle a un style très éclectique, la Rihannon. D'ailleurs, elle enfile un gilet de costume par-dessus sa chemise, assorti à son pantalon. Pour les cheveux, un rapide coup de peigne puis une main baladeuse suffisent : l'avantage des cheveux courts et de l'effet coiffé-décoiffé.

    En vérité, ce qui prend le plus de temps, c'est le choix des différents piercings qui ornent son oreille gauche. Ce matin, elle opte pour l'indus mais laisse de côté les hélix, se contentant d'ajouter deux anneaux sur les conches et une boucle d'oreille en forme de dé 6 sur le lobe. Vraiment, presque sobre aujourd'hui !

    Un trait de khôl sous les yeux et la voilà sortie de la salle de bains un peu plus éveillée qu'elle n'y était entrée. Prochaine étape essentielle : le café. Mais elle a à peine le temps de mettre la machine en route que des coups sourds se font entendre dans le couloir. Rhiannon fronce les sourcils. Elle a beau vivre en plein centre-ville, son immeuble est plutôt calme, plus encore à cette heure. Intriguée, elle ouvre la porte de son appartement et passe la tête dans le couloir.

    Un pauvre gosse (c'est comme ça qu'elle qualifie tout ceux qui ne sont pas assez vieux pour elle, no offence sweetheart) est en train de s'énerver contre la porte de Keathe. Evidemment. Cette fois, elle reconnaît rapidement le jeune homme, même si elle ne l'a pas vu depuis un moment. Sûrement parce que, depuis qu'elle sait que Keathe vit ici, elle s'attend à le voir à un moment ou un autre. Il faut dire que leur relation du type "Je t'aime moi non plus" était plutôt édifiante quand ils étaient encore à l'Académie...

    Laissant sa porte ouverte (qui va essayer de la voler à cette heure ?), Rhiannon sort dans le couloir et s'approche de la porte du 499, jusqu'à poser délicatement sa main sur l'épaule du pauvre frappeur de porte.

    "Dandelion ?"

    Sa voix est calme, posée. C'est rare, de le voir s'énerver comme ça. Et en même temps, il s'agit de Keathe. Un léger sourire se dessine sur les lèvres de Rhiannon. C'est attendrissant de voir que certains n'ont pas changé, malgré les années.

    Un peu comme elle.
    Rhiannon
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    Sam 13 Juil - 7:39
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    Colère est péché et tu devrais te méfier, te calmer, souffler. Essayer d'arrêter.
    Peut-être devrais-tu te poser quelques instants, chercher à comprendre, réfléchir, utiliser ce que tu as sur les épaules, dans la tête, arrête.
    C'est que ce matin, tu manques de jugeote, tu n'es plus vraiment toi-même. Tu laisses les cernes sous tes yeux décider de tes mouvements, la fatigue est maître de ton comportement.
    Tu maltraites cette porte comme si tu la détestais et peut-être que ce que tu hais aujourd'hui. C'est toi plutôt que lui -l'as-tu haïs ne serait-ce qu'une fois dans ta vie ?
    Tu te rigolerais de toi si tu en avais le courage, rien qu'un peu, mais tu n'avais pas l'âme à rire aujourd'hui, c'est Hades tout en personne qui, posé sur ton cœur, désacordait tes cordes.
    Et tu te fiches du bruit que cela faisait.
    Et tu te fiches des voisins qui pouvaient t'entendre.
    Qu'ils t'entendent.
    Qu'ils râlent.
    Qu'ils viennent te voir en te disant que le matin, ce n'est pas fait pour ça, qu'il faudrait rentrer, ou partir travailler et qu'est-ce qu'ils en savent, eux, de ce que tu veux, de ce que tu fais ; pourquoi tes matinées ne serait pas les leurs ?
    Boom.
    Peut-être qu'il y a ta trace sur sa porte, ton pied dessiné là, comme le sien sur ton cœur écrasé.

    Un sursaut te prit quand une main soudainement se mit sur ton épaule.
    Un fantôme.
    C'est ce que tu te dis d'abord et pour empêcher ce cri, tes doigts étouffent tes lèvres (baiser de chair) mais c'est ton nom qui te ramène à la raison.
    Yeux ronds, tu n'as pas vraiment la mémoire qui flanche, simplement l'étonnement se joue sur ton visage, théâtre de tes émotions.
    Oh.
    Tu es surpris, et tu ne l'es pas qu'un peu. Parce que tu ne t'attendais pas à cela, parce que tu ne savais pas, pourtant ce n'est pas la première fois que tu viens ici mais il est vrai que vos vies à l'envers coupent le monde de vos activités.
    « Ma-Madame ? », question stupide, qui d'autre ? Et ton visage s'éclaire, colère est oubliée pendant quelques instants, te voilà illuminé.
    « Madame ! » et ta voix est peut-être trop forte, mais peut-elle s'élever plus haut que la musique de tes poings ? Un rire, amusé, peut-être content, un rire qui efface les enfers. « Qu'est-ce que vous faites ici ? Vous habitez-là ? » et peut-être qu'elle l'a vu plus que toi, Delly. Peut-être qu'elle le voit rentrer amoché, abîmé, un peu plus tué à chaque fois, jalousie, te voilà penaud, tu as les oreilles qui retombent mais tu n'en dis rien, tu ris et souris encore et si tu pouvais, tu la prendrais dans tes bras mais ce respect que tu as pour elle ne te le permet ; tu gardes tes distances mais tu attrapes sa main pour la serrer dans la tienne, un peu, comme ça,
    Elle est vivante,
    Elle existe,
    Ce n'est pas ton imagination, elle n'est pas un fantôme, elle n'est pas ta fatigue en conscience.
    « Ça fait si longtemps !  », cœur qui bat, tu ris, « Vous n'avez pas changé ! Toujours aussi jolie, M'dame.  », nouveau rire qui se fait entendre, mélodie plus douce que le tambour contre la porte, « Parfois même, vous me manquez !  », mais pas plus que lui. Quelques futilités échangées pour lui permettre d'oublier ce qu'elle aurait pu regarder quelques instants plus tôt ; ce n'était pas toi, ce n'est jamais toi.  
    uno


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    Sam 13 Juil - 16:09
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    La surprise apaise la colère. Du moins, elle la cache dans un coin, jusqu'au moment où elle est prête à revenir, plus forte, plus colérique, plus triste aussi. Combien de fois s'est-elle retrouvée dans cette même situation, où seule l'étreinte d'un être cher parvenait à la calmer brièvement, juste assez pour empêcher la pire part d'elle de faire surface ?

    Elle n'est pas assez prétencieuse pour se dire qu'elle a cet effet-là sur ce jeune homme, croisé à peine quelques années dans un cadre bien différent, mais si elle se souvient bien de Dandelion, sa présence devrait suffire à l'effet escompté.

    Pas manqué. Il sursaute, puis sa voix l'amène à se tourner vers elle. Partie, la colère, ne reste que la surprise, l'étonnement de croiser une ancienne tête à un endroit où l'on n'aurait jamais pensé le faire. Elle aurait pu faire la même tête, avant de savoir qui habite de l'autre côté de la porte.

    Amusée par son discours, par sa candeur qu'elle trouve rafraîchissante, car il ne reste qu'un enfant à ses yeux, Rhiannon sourit. Oui, c'est bien elle. Et c'est bien Dandelion. La joie sans fards revient sur ses traits et la blonde reconnaît enfin l'élève qu'elle a eu il y a de années, cet enfant timide et passionné, fervent, tout sourire et joues rougies à n'importe quel moment de la journée. Elle hoche légèrement la tête à ses questions et fait un signe de la main, pouce levé dans une direction aléatoire dans son dos.

    "J'habite quelques portes plus loin."

    Elle pourrait dire qu'elle est là à cause de ses coups. Elle le ferait pour n'importe qui d'autre qui ne l'aurait pas aussi bien accueillie. Mais Rhiannon a un coeur, derrière son mauvais caractère. Et elle le voit, son air de chien battu. Elle sait déjà ce qui lui passe par la tête et roule des yeux, faussement agacée, trahie par son léger sourire. Les peines de coeur, ce n'est vraiment pas son truc. Mais la peur de l'abandon, elle comprend. Et c'est pour ça qu'elle ne dit rien.

    Puis il retrouve sa joie de vivre, prend sa main dans la sienne et c'est à son tour de sursauter. Le contact, c'est pas vraiment son truc à Rhiannon. Mais on s'en rend difficilement compte, parce qu'elle va facilement vers les autres. C'est l'inverse, qui la fait réagir.

    Mais elle n'a pas le temps de s'appesantir là-dessus, parce que le jeune homme a repris la parole à un rythme rapide entre deux éclats de rire. C'est comme ça qu'elle se rappelle de lui, avec deux-trois séances de joues rougies en prime. Elle serre légèrement sa main avant de la retirer et de la laisser retomber contre son corps. C'est après avoir secoué la tête avec un sourire amusé qu'elle lui répond.

    "Tu n'as pas changé non plus, Dandelion. Toujours aussi énergique."

    Que ce soit pour rire aux éclats, lancer des compliments ou frapper des portes.

    Un regard derrière elle, en direction de sa porte toujours ouverte.

    "Je viens de faire du café. Tu veux entrer prendre une tasse ?"

    Vu les cernes qu'il a sous les yeux, ce ne serait certainement pas un luxe. Elle ajoute, avec un sourire malin, celui qui dit qu'elle en pense plus qu'elle ne le laisse paraître.

    "J'ai du sucre."
    Rhiannon
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    Sam 13 Juil - 22:26
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    Tu n'as pas changé, Dandelion et tu rigoles à ses mots ou peut-être est-ce de toi que tu te moques. Tu ne sais pas trop ; est-ce un compliment de ne pas avoir changé depuis toutes ces années ? Tu aurais dû grandir devenir un adulte, sûrement qu'elle aurait dû hésiter sur ton prénom, ne pas vraiment te reconnaître.
    Mais ce n'est pas comme ça que ça s'est passé, parce que tu n'as pas changé.
    Tu es toujours un enfant, tu l'admets. Tu souris aux mots de celle qui fut ton professeur, pour elle c'était probablement un compliment, pour toi, c'est un fossé qui se fait plus grand.
    Tu aimerais être un adulte, un vrai. Un de ceux que l'on voit dans la rue, à la télé, ceux qui décrochent les étoiles et qui disent j'ai réussi parce que, qu'as-tu fait réellement, toi ?
    Ton nom ne restera pas dans l'histoire, tu n'as même pas su rendre tes parents fiers. Tu as abandonné l'école parce que c'était trop dur, tu as dit tant pis, je ferai autre chose et tu as laissé les larmes couler devant ton sourire insouciant.
    C'est peut-être ça ton problème, peut-être que tu devrais commencer à t'inquiéter, peut-être que tu devrais arrêter de rêver.
    Les étoiles tu les décroches, une à une, dans le monde que tu te créées tu es parfait. Tu es un héros, celui qu'on admire, celui qu'on acclame. Tu es le plus grand de tous et ta force réside dans ta bonté d'âme.
    Quelque chose comme ça.
    Mais la réalité te rattrape toujours bien trop vite et c'est une claque que tu te prends, ça fait mal parfois et d'autres fois, tu rigoles, « Il faut bien ça pour survivre quand on est moi, m'dame  » , de l'énergie. Parce que si tu n'as pas ça, qu'as-tu véritablement ?

    Le café te fait faire une légère grimace que le sucre rattrape en un sourire ; tu imaginais déjà le goût amer de la chose contre ton palais et si tu n'es pas très difficile, il y a des choses que tu ne peux absolument pas avaler.
    Au boulot, ils disent que c'est parce que tu es encore un bébé, quand tu grandiras, tu verras mais tu n'as peut-être pas envie de grandir, pas comme ça. « Avec plaisir ! Si vous voulez bien de moi ! », tu as pendant quelques instants oublié Kaethe et la raison de ta venue.
    Du café sucré pour alléger ta matinée. Tu te demandes si tu dois te mettre à fumer.
    On t'as proposé une fois dans la cour de l'école, mais tu avais refusé. Est-ce que les choses se seraient passées ainsi si tu avais accepté ?
    Probabilité, ces mondes autres qui n'existent pas, les différents toi qui vivent différentes vies, celles que tu n'as pas choisi.
    Tu te perds souvent dans un monde qui n'existe pas, faux et parfait, c'est presque rassurant de s'y cacher.
    Tu suis cette femme qui un jour avait su faire battre ton cœur si fort que l'on entendait sa mélodie contre ta poitrine, et tu te dis que c'est étrange ; peut-être que l'on se joue de toi, pourquoi la rencontrer ici ?
    Tu as des questions à poser, peut-être qu'une seule, question que tu tais, savez-vous pour Kaethe à côté ?

    Tu te laisses invité dans l'appartement de la directrice, tout élève ne ferait qu'en rêver, toi aussi, il y a quelques années, peut-être l'avais-tu imaginé. Tu n'oses pas réellement bouger et ton regard se pose sur les murs et les objets.
    Curiosité.
    Tu aimerais la calmer mais c'est compliqué et tu le sais.
    Tu ne peux te retenir de ressembler à une fouine, maman dit souvent que l'on dirait un suricate mais toi, tu ne comprends pas réellement. T'as le cœur qui s'emballe à nouveau et les yeux qui brillent peut-être un peu trop.
    Un rire s'échappe, tu n'as honte de rien quand tu articules ; « Si vous m'aviez invité à l'époque, peut-être que je serai devenu fou de joie. » et te voilà qui rit encore, maintenant tu es fou de tout, roi des fous,
    Fou d'amour.
    « Tu... Vous. Vous n'avez pas à travailler ? Aujourd'hui. Aah.. Peut-être que c'est pas un jour de travail ? » et tu secoues un peu tes mains dans les airs, comme pour chasser ces bêtises que tu dis, « je suis un peu à l'ouest, c'est parce que j'ai travaillé toute la nuit et je viens de terminer, j'en ai presque oublié quel jour on est... » et si tu t'en étais souvenu, peut-être que tu ne serais pas énervé.
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    Lun 19 Aoû - 22:04
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    rhiannon (velvet morning) 201020094347845456
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    Dandelion rit, et Rhiannon se prend à sourire à son tour : la joie de vivre de ce gamin a toujours été contagieuse. C'était quelque chose qui se répétait souvent dans la salle des profs, à l'époque. Ce petit bout de sucre avait de quoi redonner le sourire à toute l'équipe. Ce n'était pas si facile.

    Il n'a pas changé, et la citron voit cela comme une bonne chose. Au fond, elle se persuade que lui aussi, pourtant elle n'en sait rien.Son sourire se fane un peu lorsqu'elle jette un regard à la dérobée sur la porte du 499 : peut-être qu'il y a des choses qui devraient changer, ne serait-ce qu'un peu, en effet.

    Et puis la pitaya rit à nouveau et son ancienne professeur penche la tête dans sa direction, sourcils légèrement froncés. De l'énergie pour survivre quand on est lui ? Que veut-il dire par là ? C'est vrai qu'il a l'air fatigué, maintenant qu'elle l'observe de plus près. Peut-être qu'un café lui ferait du bien. En réalité, cela leur ferait du bien à tous les deux : Rhiannon n'est pas encore assez bien réveillée pour tenir de longues conversations, et il est clair que celle-ci peut durer un moment. Si elle se souvient bien, Delly est aussi enjoué que bavard...

    Elle remarque sa grimace à sa proposition qui se transforme presque aussitôt en sourire : le sucre a cet effet sur les sucrés. Bien qu'elle n'en soit pas particulièrement friande -cela a tendance à cacher le goût de l'acide qu'elle affectionne particulièrement- elle fait en sorte d'avoir chez elle de quoi convenir à tous les palais. Quand on ne sait pas exactement avec qui on va rentrer en fin de soirée, c'est toujours une bonne chose.

    Sans compter que son frère ferait la gueule s'il manquait un ingrédient subitement essentiel dans sa cuisine lorsqu'il squatte.

    Elle fait un mouvement de la main comme pour dire "Ce n'est rien" avant de se détourner pour reprendre le chemin de son appartement, le jeune homme sur les talons.

    "Bien sûr, je ne proposerais pas sinon. Je n'ai pas l'habitude de m'encombrer."

    Grande gueule comme elle est, Rhiannon est plutôt du genre à dire clairement aux gens d'aller se faire voir lorsque quelque chose (ou quelqu'un) ne lui plaît pas. Si elle prend la peine de faire un effort, c'est qu'elle apprécie un minimum la personne qui lui fait face. Et peut-être qu'elle a aussi un peu de pitié pour le pauvre jeune homme, certes.

    L'appartement de Rhiannon n'est pas particulièrement grand, mais il n'est pas petit non plus. Il s'agit d'un duplex, dont la mezzanine est vitrée et légèrement plus petite que le rez-de-chaussé. On entre directement sur un grand espace, à la fois séjour et cuisine, cette dernière étant entièrement aménagée à l'américaine. Un bar permet de séparer visuellement les deux ensembles sans qu'il y ait de cloison. Sur la droite, un mur avec une porte au fond, menant vers la chambre principale et la salle de bains adjacente. Juste en face, l'escalier mène à la mezzanine. Un peu partout des breloques de la vie de Rhiannon sont affichées : des photos de voyages, sur lesquelles on peut presque toujours distinguer Ianto lorsqu'il ne s'agit pas de simple paysages ; un cadre rempli de places de concerts ; des oeuvres d'art, qu'il s'agisse de petites sculptures qu'elle a faites elle-même ou de dessins réalisés par son frangin ; un autre coin plein de drapeaux militants et autres slogans créés pour les diverses Prides et autres manifestations. Sur un pan de mur, une bibliothèque derrière deux fauteuils dans lesquels on peut s'enfoncer avec délice. Un peu plus loin, un canapé tout aussi moelleux d'aspect. Sans oublier la table ronde et les chaises qui l'entourent.

    La citron se dirige vers le bar où se trouve la machine à café qui a terminé son oeuvre. Un petit détour pour chercher deux tasses dans un meuble en hauteur et elle ricane à la phrase de Dandelion, qui a dû comparer intérieurement ses rêveries d'ado -qui n'a jamais imaginé où vivent les profs ?- à la réalité.

    "Tu penses bien qu'à l'époque ce ne serait jamais arrivé."

    Rhiannon est beaucoup de choses, mais elle possède un code de conduite très strict : les limites à ne pas franchir concernant ses élèves sont très claires, ce qui ne l'empêchaient pas d'avoir une excellente relation avec eux. Maintenant qu'elle est directrice, c'est un peu différent : elle ne les a pas toujours en face d'elle et peut donc se permettre certaines familiarités de plus, tout en gardant sa vie privée comme elle doit l'être : privée.

    La blonde sert deux tasses du précieux liquide, avant de les poser sur une boîte et de transporter précautionneusement le tout sur la table non loin. Elle fait ensuite signe à Delly de venir s'installer tout en posant les tasses devant deux chaises, ouvrir la boîte contenant le sucre et s'asseoir confortablement. Elle soupire -de soulagement face à la position assise ou d'affliction face à la question qu'on vient de lui poser, impossible de le savoir vraiment.

    "Si, si. On est mercredi. Mais miraculeusement j'ai un peu d'avance."

    Ce n'est pas souvent le cas. Rhiannon n'est pas du matin, qu'on se le dise. Mais la douche et le café aident. D'ailleurs, elle encercle sa tasse de ses mains avant de humer le breuvage avec délice. Un point de ce que son invité vient de dire la questionne, cependant.

    "Oh, tu travailles de nuit ? Tu ne devrais pas plutôt rentrer dormir chez toi alors ?"

    Pas que sa compagnie lui déplaise : une fois encore, ç'aurait été le cas elle l'aurait dit. Mais peut-être que le café n'est pas une si bonne idée que cela, si ça l'incite à rester éveillé.
    Rhiannon
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    Lun 16 Mar - 23:57
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    La question tombe et ton sourire s'efface. Rentrer chez toi. Dormir. Tu aurais presque oublié pourquoi tu étais ici. Ce n'était pas vraiment pour prendre un café, ce n'était pas vraiment pour papoter. Et soudainement tes phalanges te démangent, elles font mal, tes os résonnent au rythme de tes coups contre la porte, ceux qui tamboueinent encore dans ton cœur.
    Tu devrais dormir, être parti mais tu as là-bas quelque chose qui te retient.
    Tu ne le diras jamais, solitude effarouchée.
    Tu ne voulais pas retrouver tes draps froids, tu ne voulais pas rentrer chez toi. Et pour dire vrai, tu ne voulais qu'une chose, comme ça, mais elle n'était pas là.
    Bien évidemment, ce n'est pas comme si la chance te souriait.

    « Oh non ! J'ai l'habitude, je vous l'ai dit, je suis toujours plein d'énergie ! » et voilà que tu ris, mais tu aimerais te noyer, te taire, te perdre alors tu plonges tes lèvres sans ce café trop sucré.
    Tu ne peux pas lui dire, tu ne peux pas avouer.
    Tu ne peux pas montrer ta faiblesse, tes cris de détresse.
    Mille questions te brûlent les lèvres, où est-il ? Que fait-il ? mais personne ne te répondra, si tu ne sais pas, qui saurait ?
    Trahison, voilà que tu imagines sans cesse des choses étranges, et ça te serre le cœur et tu voudrais les ignorer.
    Silence.
    Tu es étrange.

    « Je travaille dans une supérette. Elle est ouverte toute la journée. Et comme je n'ai pas de famille, ou vous savez, ce genre de choses... J'ai assez souvent les horaires de nuit. Ça me dérange pas, de toute façon... J'ai rien d'autre à rien faire. » et te voilà qui rit encore, elle n'avait rien demandé, mais tu ne sais pas vraiment quoi lui dire.
    Rêverie.
    Tu te rends compte que peut-être, tout ça, c'est différent de ces millions de films que tu t'es fait. Rien n'est féerique ici, rien n'est féerique nulle part et peut-être voudrais-tu qu'on te réveille. Belle au bois dormant, que le prince charmant t'embrasse pour te tirer de tes tourmants. Nouvelle gorgée de tes sucres au café et tu relèves le visage, comme si tu attendais une suite, comme si tu désirais une suite.
    « Puis finalement ! Ce n'est pas si mal... », rire amer, comme le citron, où est ton sourire sucré ?, « Cela m'a permis de prendre un café avec vous ! C'est comme un rêve qui se réalise ! Je n'aurais jamais espéré mieux en venant ici !  » nouvelle gorgée de café qui te fait grimacer. Tu n'aurais jamais espéré mieux.
    jamais, parce que tu savais. Tu savais que t'es souhaits ne se réalisaient jamais. Alors tu te serres tes doigts encore rouge des coups contre la porte de son voisin et tu lui adresses un sourire, un vrai, ceux que tu sais faire, « merci pour le café  » que tu dis avec sincérité, parce que oui, peut-être qu'elle t'a sauvé aujourd'hui, plus que tu ne veux l'avouer, plus qu'elle ne le croira jamais. Elle fut là quand il ne l'était pas.
    Comme d'habitude.
    uno


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    ❝ a soliloquy on repeat ❞

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    rhiannon (velvet morning) EmptyRe: rhiannon (velvet morning)
    Mer 20 Mai - 16:33
    Rhiannon
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    rhiannon (velvet morning) 201020094347845456
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    Métier/Etude : Directrice du complexe scolaire
    Un froncement de sourcils. Apparemment, ce n'était pas la chose à dire. Pourtant, Rhiannon sait bien à quel point on peut apprécier une bonne "journée" de sommeil, lorsqu'on a passé la nuit à travailler. Ce sont des choses qu'il lui arrive de faire assez souvent, surtout quand elle est en retard sur de la paperasse (ce qui est beaucoup trop fréquent à son goût). Mais son regard retombe sur la porte de son appartement et elle réalise qu'il y a entre elle et le jeune homme une différence majeure : Rhiannon n'est pas de ces êtres qui ont besoin de compagnie. Sa solitude lui va comme un gant, même si elle apprécie une sortie ou un partenaire d'un soir de temps en temps.

    Perspicace, peut-être un peu trop, elle ne croit pas vraiment aux explications légères du sucré. Mais elle fait comme si, parce qu'elle n'est pas de ceux qui s’immiscent dans l'esprit et la vie des gens sans autorisation. Parfois, quand il s'agit de ses élèves et qu'ils se font du mal, ou sont dans des situations qu'elle ne souhaite à personne, il lui arrive de s'en mêler. Mais c'est tout. Et Dandelion le sait, alors s'il ne parle pas, s'il n'a pas envie de parler, elle ne le forcera pas.

    Avec un sourire, donc, Rhiannon hoche la tête et plonge le nez dans sa tasse de café. Une gorgée bienfaitrice, peut-être deux, avant que son ancien élève ne se remette à parler. Elle lève ses yeux verts sur lui, l'écoute sans un mot, enregistre les informations. Il s'arrête de façon un peu abrupte, mais elle fait semblant de rien.

    Une fois de plus.

    "Je vois... C'est le genre d'endroit où on peut rencontrer du monde à toute heure. Ça te plaît, de travailler la nuit ? C'est un sacré rythme à prendre..."

    Parce que finalement, qu'il n'ait "rien d'autre à faire" ou pas... C'est bien ça le plus important. Il répond à moitié, avec ces phrases si typiques de lui. Le cerveau encore à moitié embué par le manque de caféine, Rhiannon esquisse un sourire, mi-tendre mi-amusé.

    "Crois-moi, se coltiner ma présence au réveil n'a rien d'un rêve..."

    Quoiqu'elle fait des efforts, ce matin. Probablement parce qu'elle sait que sa compagnie est loin d'être ce que le gamin espérait. Ça se voit à sa tête d'ailleurs. Qu'il en a trop dit, ou pas assez, que les idées sont revenues lui jouer un sale tour. Elle boit elle aussi et revoie son remerciement d'un geste de la main, le temps de déglutir pour compléter à voix haute.

    "Je t'en prie, ce n'est rien."

    Un instant de pause, une hésitation. Elle devrait vraiment pas se mêler de tout ça, c'est pas ses affaires. trop de travail de se soucier des autres, elle l'a toujours dit. Et pourtant, la voilà, encore en train d'ouvrir sa grande gueule.

    "...Hésite pas. A passer quand tu veux. Je ne garantis pas d'être toujours en état de faire la conversation, mais j'ai toujours le temps pour un café, même avec quarante sucres de trop."

    C'est dit avec un petit sourire en coin, amusé plus que véritablement moqueur. Ce serait bien de réussir à le dérider, juste un peu, même s'il fait semblant que tout va bien.

    Ceci dit, faudrait pas oublier l'heure non plus. Une directrice excentrique, oui, mais toujours avec sérieux.
    Rhiannon
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    rhiannon (velvet morning) EmptyRe: rhiannon (velvet morning)
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