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  • Il y a plus de 2000 ans, vos ancêtres étaient attachés à leurs branches, tout comme n'importe quel végétal comestible. Il y a plus de 2000 ans, Ania Bradford les changea en êtres humains tout à fait acceptables (exceptées quelques différences). Seulement la prolifération beaucoup trop rapide de ces êtres fut vite incontrôlable, si bien que des mesures durent être prises. Un exil, un exil en Amérique, un exil sans retour. Vous voilà donc avec comme seul territoire le vaste continent Américain, vous continuez à y vivre, sans contact avec le reste du monde...

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    Enfances
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    Papa me souriait mais je savais qu'il était triste. Il m'avait entendue dire à Lionel de rester à la maison ce soir bien calme, que j'allais tenter de chercher Maman. Le dimanche soir c'était notre sortie à nous Lionel et moi, rien d'autres n'aurait arrêté ses caprices. Je balançais mon sac à dos d'école sur mon épaule. Papa me proposa de manger un peu, il rit mais ça sonnait faux. Il me tapait sur le système.

    «  Si tu veux m’engueuler ou me punir vas y ! Mais dépêche je suis à la bourre...» grognais-je en tournant la clef dans la serrure.

    Il ouvrit la bouche puis la referma prétextant aller sortir le linge de la machine. Au cas où je lui dis de surtout regarder l'affiche explicative que j'avais réalisé près du lave-linge pour ne pas encore une fois inonder la salle d'eau de mousse.

    Il ne dit rien et baissa le regard. Punaise, tu ne vois pas que je suis insolente, que je t'humilie et que toi tu laisses tout couler comme une fuite d'eau, c'est quand que tu vas réagir Papa, Quand ?

    Combien de temps je vais devoir raconter des bobards à Lionel, porter la maison à la dérive, amener un bonheur factice sur tes joues pour que le petit frère y croit encore, à cette famille toute puissante.

    Je te hais Papa, je te hais car depuis quatre ans tu me laisses assumer toute seule, trop détruit je sais bien.

    Mais moi, j'avais et j'ai besoin de toi mais moi Papa je suis encore une petite fille.

    Je voulais lui cracher ça à la tête mais je dis simplement la voix un peu tremblante : « Je vous ai fait le dîner, fais attention au dessert, Lionel l'adore, si on le laisse faire il s'en rendrait malade. Ne t'en fais pas je serai rentrée pour le bain, brossage de dents, histoire et mise au lit de Lionel, toi tu ferais mieux de taffer ton article, il est pour après-demain non ? Pas plus d'une heure de télévision, ce soir pour Lionel. Ah et pas de film violent, choisis plutôt la chaîne des petits Hiboux, il adore ces conneries, ça lui rappelle mes histoires. Bye. »

    Et je claquais la porte, seule bruit dans la distance entre nous.

    L'air était chaud mais une brise fraîche l'accompagnant me donna la force de siffloter la chanson Des «  Plus Grands Captateurs de Hiboux », des Fruits courageux qui réussissaient à convaincre des Hiboux de ne pas les manger et de les suivre dans leurs aventures. Il y avait des tas de couleurs de Hiboux, de tailles, de formes si bien que certains ne s'approchaient des oiseaux que par leur bec qui dépassait, les Captateurs devaient tous les convaincre d'être leur amis. Il y avait quatre Captateurs et ils faisaient un concours de qui réussirait à le plus accomplir cette belle mission de Fruit pacifique. Je regardais souvent ce dessin animé avec Lionel, on en parlait aussi avec ferveur, dans mon esprit je me disais « pour » Lionel mais en fait sans me l'avouer j'adorais ce dessin animé.

    Mais avais-je le droit d'être une petite fille ? Etais-je encore une petite fille ?

    Tout en sifflotant, je franchis la grille du collège. La chaleur était devenue écrasante. Je fis le vœu qu'il y ait la climatisation dans le bureau de la directrice. Je me souciais de Papa et Lionel, j'aurais dû leur préparer plus de jus de fruit frais. Tout à mes préoccupations, je ne m'aperçus pas être allée vers le bureau de la directrice. On me l'avait tant promis remarquez, j'avais gagné le gros lot, bravo.

    Je secouais vivement la tête, non mais c'était quoi ce blues ? Je n'allais pas faire comme un amer !

    De un il faisait beau, de deux j'allais enfin voir la tronche de la dirlo, de trois je sentais le climatiseur de là,de quatre je me prendrais des frites épicés au dîner après les trois heures. Si la vie était pas belle ?

    Je prononçais rassurée de mes pensées : « Saperlipopette que la déprime s'arrête ! » Amusée par cette formule je souris puis m'approchais du tableau d'affichage en face de la porte du bureau, j'y gravais au compas ma tête qui tire la langue.

    J'éclatais de rire en dessinant le nez, ce crétin l'avait cassé tant mieux ! Je ne laisserai rien ni personne assombrir mon cœur, assombrir ma vie. Le cœur plus léger je sautillais vers la porte et l'ouvris en grand, style théâtre : « Madame la Dirlo des fruits, mes hommages ! » Je fis la révérence éclatant de rire intérieurement, bonheur franc et frais, oxygénant, revigorant.

    Oui, j'étais avec mes facéties encore une petite fille.

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    Jeu 11 Juil - 19:45
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    Il y a des jours où il est possible de profiter de la vie, de boire un jus de pamplemousse en terrasse en profitant du soleil et de faire un petit tour à la plage pour peaufiner un bronzage pour le moment peu marqué en se disant que ce weekend est vraiment bien mérité.

    Et il y a des jours où on a tellement de boulot par-dessus la tête que la seule façon de voir le soleil est à travers la fenêtre de son bureau, entre quatre piles de dossiers ("Faits", "A faire", "Demandant plus d'attention", "A voir avec Ianto").

    Honnêtement, Rhiannon préférerait laisser traîner ces dossiers un jour de plus et se dorer le zeste au soleil de la Banana Split Beach, mais certains de ces dossiers approchent de la date butoir. Et certes, c'est une feignasse pour tout le reste, mais dès qu'il s'agit de son école, de ses gamins, la blonde est capable d'aller au bout du monde.

    Même si cela signifie qu'elle va râler à n'en plus finir tout au long du chemin.

    Et puis, les choses se sont plus ou moins bien goupillées : il y a eu une altercation à la cantine, quelques jours plus tôt. Une gamine a fini avec un bout de verre dans le pied (quelle idée de se balader pieds nus, aussi !) et un gamin avec le nez cassé. Pour être honnête, le petit l'avait cherché, et n'a d'ailleurs pas fait preuve du moindre remords lorsqu'il a été convoqué dans le bureau de la directrice, amenant cette dernière à le renvoyer quelques jours, histoire de lui apprendre les bonnes manières.

    La fille, elle, doit arriver dans son bureau dans les prochaines minutes. L'employée de restauration sur place a certainement beaucoup d'affection pour la petite, car c'est elle qui a convaincu Rhiannon de ne pas être trop sévère. Trois heures de retenue un dimanche, c'est déjà une sacrée punition, selon les critères de beaucoup. Pour elle deux, d'ailleurs.

    Posant un nouveau dossier sur la première pile, la directrice jette un coup d'oeil à l'horloge en forme de licorne au-dessus de la porte. Ouais, Rise ne va pas tarder. Elle n'a encore jamais vu la gamine, mais comme il s'agit d'une nouvelle débarquée, elle a eu l'occasion de rencontrer son père lors de la remise du dossier. Un cas... intéressant. Pas méchant, ça non, c'est bien la dernière chose qu'on puisse dire de lui mais... dans les vapes ? Inattentif ? Complètement à la ramasse ? Incapable de s'occuper de sa famille pour les raisons susmentionnées ? Ça, oui. D'ailleurs, Rhiannon est convaincue qu'il n'a fait que porter le dossier sans même avoir jeté un œil à l'intérieur. L'écriture est un poil trop enfantine pour lui.

    Conclusion, même si Rise a récemment dépassé les bornes, Rhiannon s'attend plutôt à une gamine responsable, pas chiante ni bruyante, probablement trop mûre pour son âge. Une gamine qui n'a pas eu le temps d'être une pré-adolescente comme les autres et qui s'est vue direct propulsée au rang de grande soeur, maman par intérim, maîtresse de maison (bien que ce soit un terme qu'elle déteste).

    Autant dire qu'elle en a eu pour son argent. Elle a à peine le temps de relever la tête du dossier qu'elle vient de prendre sur la pile numéro trois en entendant la porte s'ouvrir qu'une jeune pomme aux cheveux bicolores se pointe comme si elle était chez elle et fait la révérence.

    « Madame la Dirlo des fruits, mes hommages ! »

    Sur le coup, Rhiannon reste coite (c'est un fait assez inhabituel pour être remarqué), les yeux ronds fixés sur la préado qui semble très fière de sa blague. Dans d'autres circonstances, la "dirlo" aurait applaudi. Vraiment. Un tel culot, une telle inconvenance tout en restant vaguement dans les clous, ce faux respect teinté d'irrespect... C'est quelque chose que Rhiannon elle-même pratique beaucoup avec quiconque cherche à lui imposer sa loi. Cette gamine ira loin, voilà ce qu'elle se dit en récupérant un peu de tenue et en haussant un sourcil vaguement amusé en direction de Rise.

    "Je vois que vous avez de l'énergie à revendre, Rise. Ça tombe très bien."

    Délaissant son énième dossier, l'adulte fait un signe de la main en direction du fauteuil confortable qui lui fait face (c'est qu'il faut bien accueillir les parents... et plus encore les inspecteurs), invitant la collégienne à s'asseoir.

    "Comment va votre pied ?"

    Oui, Rhiannon se soucie de ses élèves. Même de ceux qui débarquent dans son bureau comme en terrain conquis en racontant des demi-inepties. C'est qu'elle l'a appelée "Madame", quand même.
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    Sam 13 Juil - 17:25
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    ''Rise ,elle a la mélancolie d'un oiseau tombé du nid''


    La directrice resta abasourdie, je souris contente d'avoir réussi mon petit effet. Lorsqu'elle revint au moment présent, la dirlo m'annonça : « Je vois que vous avez de l'énergie à revendre, Rise. Ça tombe très bien. »

    Je m'assis dans le fauteuil en face de son bureau dans un soupir, allez c'est parti pour trois heures d'ennuis.

    Elle posa alors une question auquelle je ne m'attendais pas du tout : « Comment va votre pied ? »

    J'aurais voulu croire à de la simple politesse, qu'elle s'en moque au fond mais je ne suis pas assez bête pour le confirmer. Sa question était professionnelle mais  désarçonnant de sincérité. Cela me mit mal à l'aise au plus haut point. Je rougis sans répondre. Puis je sortis ma trousse et mon cahier pour je ne sais quelle punition qui allait probablement tomber. Je regardais ma page vierge dans un silence gêné mais rien ne vint de suite.

    « Pourquoi cette question ?» grommelai-je en taillant mon crayon laissant plein de copeaux autour pour cacher ma nervosité. Comme je n'eus pas la réponse dans la seconde et que j'étais désarçonnée je complétais dans un souffle : «  Pourquoi vous souciez vous de mon pied ? »

    C'est vrai que depuis le départ de maman, personne ne m'avait demandée si ça allait aussi sincèrement, oh mes amis et moi on se lançait des « Ça va ? », bien oui bien, et même quand ça allait mal, bien oui bien, entre potes on est simplement ensemble pour décompresser, délirer un bon coup pas ruminer sur les soucis ou on n'a pas fini ! D'après moi, entre potes on recharge notre compteur de courage, du moins c'est ce que je faisais avec mes amis. Mais là ce n'était pas mon amie. C'était une adulte, la directrice de l'académie. J'avais prévu de la jouer cool avec elle mais voilà qu'elle se souciait de mon état. Bon la bibliothécaire aussi il y a quelques jours, certes, qu'est ce qu'ils leur prenaient aux gens de s'inquiéter ? Je n'étais pas en sucre.

    Si j'étais en sucre ça ferait longtemps que Lionel et moi serions en foyer loin de papa et sûrement loin de l'autre.

    Cependant, je ne pouvais pas mentir à une question aussi honnête mais je ne voulais pas non plus me montrer faible. Je tapais donc sous le bureau avec mon pied blessé sans trop en faire, je voulais danser et qu'il guérisse un jour, bien qu'il aille mieux, la douleur irradiât ma jambe quelques secondes et je ne pus pas retenir une grimace. Elle avait sa réponse contre mon insu.

    Dans un grognement je pris mon cahier et griffonnais un dessin.

    Elle me parla peut-être sévère ou avec compassion mais je ne l'écoutais plus.

    Je la détestais, je la détestais à s'être souciée de mon état aussi honnêtement, personne n'avait le droit de s'inquiéter pour moi, Maman ne le faisait pas, Papa était trop out pour ça. Lionel souvent s'inquiétait mais je voulais le réconforter je voulais devenir plus forte, plus forte, plus forte !

    Une femme de ménage entra dans le bureau visiblement furax. Peu importe, je continuais mon dessin. Je l'entendis vaguement parler du panneau d'affichage abîmé. Je n'en avais rien à faire. Renfermée au plus haut point je dessinais.

    La femme de ménage partit en même temps que ma fureur, j'arrachais la page de cahier et la posais sur le bureau dans un féroce : « Vous faîtes partie du top trois des professeurs les pires, vous êtes contente ? »

    Je soutins son regard de longues secondes yeux encres face aux yeux tels l'intérieur d'un avocat. Je souhaitais qu'elle me déteste. Sans me l'avouer j'avais moins de mal à ce qu'un adulte me déteste que qu'il se préoccupe avec sincérité de moi.


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    Sam 13 Juil - 23:32
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    Refermant le dossier qu'elle venait de prendre, Rhiannon lève un regard étonné vers Rise lorsqu'elle répond à sa question par une question, vaguement surprise. Comment ça, "pourquoi cette question" ? Ce n'est pas évident ?

    Apparemment pas, car la petite s'impatiente devant le manque de réactivité de la directrice et reprécise, vraisemblablement peu habituée à ce qu'on lui prête un minimum d'attention sincère. Pour toute réponse, l'adulte la regarde en haussant un sourcil, léger sourire insolent (celui qu'elle réserve normalement aux inspecteurs qui essaient de lui apprendre comment faire son métier sous prétexte qu'ils ont passé toute leur vie dans un bureau à étudier le métier sans jamais mettre les pieds dans une salle de classe) aux lèvres. "Devine", semblent former regard et lèvres, sans bouger plus avant.

    Bim. Un pied qui tape sous le bureau. Bim, une grimace de douleur sur le visage de la petite pomme aux cheveux bicolores. Le sourire de Rhiannon s'étire, moins moqueur, plus compréhensif. Elle comprend Rise bien mieux que cette dernière ne le saura jamais. La rébellion, l'impression de devoir s'occuper de tout elle-même, ça la connaît, la citron. Heureusement pour elle, elle a toujours eu son frère à ses côtés. Ianto et elle se sont toujours entraidés envers et contre tout. Et c'est aussi pour ça qu'elle comprend la fierté de la collégienne et la façon dont elle essaie clairement de rester maîtresse de tous ses sentiments et de ne pas montrer la moindre faiblesse. Elle aussi reste forte pour son frère.

    "Vous n'avez pas besoin de jouer les dures. Je vois bien que vous êtes bien plus forte que votre dégaine ne le laisse voir."

    La directrice n'a pas le temps d'approfondir, parce qu'une femme de ménage complètement sur les nerfs fait irruption dans le bureau. De toute façon, quelque chose lui dit que Rise ne l'écoute même pas. ...Un peu comme elle avec son employée, pour être honnête. Elle comprend qu'il y a une histoire de panneau d'affichage vandalisé et Rhiannon penche la tête sur le côté pour voir le-dit panneau par la porte entrouverte. L'ouvrage n'a pas l'air si imposant, mais d'après la femme de ménage l'auteure ne peut être que devant leurs yeux. Rhiannon hoche la tête. Non non, elle ne va pas laisser ça passer ; oui oui, elle va la faire repeindre elle-même ; bonne journée à vous aussi et veuillez bien fermer la porte en partant.

    Clac. La porte qui se ferme. Clac, une petite main qui pose brutalement un dessin sous son nez. Rhiannon le prend, écoute le commentaire insolent de Rise, baisse les yeux sur le dessin... et éclate de rire. La voilà aux côtés de Ianto et Dante, en train de mener apparemment des doubles-vies des plus intéressantes tout en étant dans le top 3... de quoi au juste ? Ah oui, des pires profs, qu'elle a dit. La blonde lève des yeux toujours rieurs sur la gamine.

    "Ravie. Je vais le garder, si vous permettez. Mais dites-moi... quelle place est-ce que j'occupe dans ce top 3 des pires professeurs, au juste ? La première, j'espère ! Les professeurs Ianto et Dante seraient dégoûtés de ne pas gagner le gros lot !"

    Rise cherche volontairement à se rendre détestable. Aux yeux de Rhiannon, c'est évident. Dommage pour la petite pomme, elle n'est pas le premier élève difficile avec lequel elle traite. De plus, elle les aime bien, ces insolents, au fond. Tant qu'ils ne dépassent pas les bornes. D'ailleurs...

    "Vous avez un bon coup de crayon... Vous vous êtes entraînée sur le panneau d'affichage du couloir, à ce que j'ai compris. Puisque vous m'offrez un portrait, laissez-moi vous rendre la pareille."

    Rhiannon se lève, ouvre la porte de son bureau et descend du mur le panneau de liège qui contient la première oeuvre de Rise. Une fois le bureau refermé, elle pose l'objet contre l'un des pieds de la chaise où est assise la pré-adolescente.

    "Vous n'aurez qu'à le ramener à la maison."

    Le ton de la directrice, bien que toujours agréable, laisse sous-entendre qu'il ne s'agit pas d'une simple suggestion. Cette petite a peut-être des problèmes, et elle est peut-être la seule à gérer la maison, mais ce n'est pas une raison pour lui laisser penser qu'elle peut tout faire sans espérer la moindre sanction. Elle ne serait pas là à présent, si tel était le cas.

    Sans se rasseoir, Rhiannon pose ses mains sur ses hanches et fait signe à la petite pomme de se lever.

    "Bon. Il est temps de se mettre au travail, qu'en pensez-vous ?"

    Si Rise pense qu'elle va passer trois heures à faire des dessins sur toutes les surfaces planes qu'elle peut trouver, elle se met le doigt dans l’œil jusqu'au coude. Elles ont des choses à faire.
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    Mar 23 Juil - 19:53
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     « C'est sûr pour effacer les fissures et que la peau devienne dure faut pas frotter les blessures ! »
     j'te jure


    Feat. Rhiannon


    « Ravie. Je vais le garder, si vous permettez. Mais dites-moi... quelle place est-ce que j'occupe dans ce top 3 des pires professeurs, au juste ? La première, j'espère ! Les professeurs Ianto et Dante seraient dégoûtés de ne pas gagner le gros lot ! »

    Je ne rentrerai pas dans son jeu, elle mentait, tous les adultes barbouillaient la vérité de sucre, surtout quand il s 'agissait de prendre au sérieux la force d'un enfant.

    Enfant ? L'étais-je encore ? Je pensais à Lionel qui devait prendre son bain, je palis en me souvenant de la dernière fois que Papa avait essayé. Le petit gars de quatre ans et demi courait plein de savon en riant, papa le poursuivait et j'avais dû éponger tout l'appartement.

    « Vous n'aurez qu'à le ramener à la maison. » de la directrice me ramena à la réalité. Elle avait posé le panneau d'affichage griffonné près de ma chaise. Je ne pus retenir un sourire fier.

    « Merci Madame je le garderai comme ma vie ! » lui dis-je ironiquement en inclinant la tête  comme un chevalier à sa dame Fruit. Je me souvenais vaguement qu'on avait étudié ça en cours, très vaguement.

    De toute façon personne ne me gronderait, papa laissait tout couler, papa ne faisait pas attention à mon existence. Une ombre passa en mes yeux que les paroles de la directrice chassèrent bien vite :

    « Bon. Il est temps de se mettre au travail, qu'en pensez-vous ? »

    Je souris visiblement amusée et me levais d'un bond.

    « Oui il est temps ! Quel dragon féroce voulez vous que je combatte pour vous gente dame ? »

    Je ne pouvais pas bouder on avait besoin de moi à la maison mais je pouvais rendre les choses plus agréables. Une mouche me donna une idée. Je sortis ma sarbacane fabriquée avec un stylo déjà cassé , pas de gaspillage et hurlai presque :  «  Ne vous en faites pas Dame Directrice ce monstre ne va pas vous blesser. »

    Je visais et Pan ! La mouche épinglée au mur juste au dessus de sa tête. Sûre qu'elle avait eu peur, sûre qu'elle allait me haïr et me renvoyer chez moi où Lionel devait me réclamer. J'avais plus important et plus sérieux à faire que de rester là en punition.

    Je m'inclinais dignement dans un : « Gente dame, puis je prendre congé ? Je dois préparer les funérailles du monstre mouche ! »

    Voilà comme d'autres professeurs, elle allait me mettre dehors ne sachant que faire de moi. Me détester ! Elle allait me détester !

    C'est ce que je voulais non ?

    Alors pourquoi avais-je comme un pincement au cœur ?

    Fin bon, je le chassais vite revenant au jeu, je retenais un rire moqueur.

    Peut-être étais-je encore une enfant au final.  


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    Mer 20 Mai - 19:49
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    La gamine n'en a strictement rien à faire de ce qui peut se passer autour d'elle. Ce serait extrêmement irritant aux yeux de Rhiannon si elle n'avait pas conscience que c'est exactement ce que la petite veut. Et question esprit de contradiction, la directrice se pose là. Plus Rise fera en sorte d'être exécrable, plus la blonde rentrera dans son jeu. C'est parti pour trois heures de plaisir -oh, douce ironie.

    Sa réaction lorsqu'elle lui dit de garder le panneau d'affichage est d'ailleurs symptomatique : toujours cet ensemble savamment dosé d'insolence et de respect, juste assez pour rester dans les clous sans donner l'impression de vouloir le faire. Quelque chose lui dit que cela ne changera rien, qu'elle ramène une énième bêtise à la maison... si jamais le panneau arrive effectivement jusque là-bas. Peut-être que Rhiannon devrait envisager une rencontre avec le tuteur de cette enfant, histoire d'en avoir le cœur net.

    Mais ce n'est pas le moment. Secouant la tête, la directrice décide d'ignorer la nouvelle remarque de Rise et préfère se concentrer sur le travail qui les attend. Cependant, la préado continue dans son envolée lyrique. La voilà qui se prend pour un preux chevalier... Rhiannon regarde Rise faire son cinéma en haussant un sourcil dubitatif pour toute réponse. Il en faut cependant peu pour continuer : avant que la blonde ait le temps de faire ou dire quoi que ce soit, la petite pomme a déjà sorti d'elle ne sait où quelque chose qui ressemble à s'y méprendre à un stylo en hurlant à moitié à propos d'un monstre.

    La voilà qui souffle dans son stylo et Rhiannon comprend immédiatement (mais un peu tard) qu'il s'agit d'une sarbacane fait maison, du genre de celles qu'elle pouvait construire au même âge. Elle n'a pas le temps de bouger que l'engin de fortune atteint sa cible : une mouche, qui n'était apparemment pas loin de sa tête. Du moins il lui semble, vu qu'elle l'a bougée sur le côté opposé dès qu'elle a vu la gamine viser dans sa direction.

    Les bras croisés, vite remise de ce remue-ménage (ce n'est pas au vieux singe qui allait taguer les murs et tenait tête aux flics qu'on apprend à faire la grimace), Rhiannon fixe la collégienne qui continue son char et tire sa révérence en tentant d'avoir une excuse pour se casser. A ce moment là, Rhiannon voit deux choix s'offrir à elle : soit elle l'engueule pour de bon, et il y a une chance pour que Rise se calme mais presque tout autant pour qu'elle pète un câble et devienne encore plus pénible ; soit elle continue de rentrer dans son jeu, en espérant qu'elle finisse par se calmer, mais il y a également une chance pour qu'elle continue l'escalade jusqu'au point de rupture.

    Il est temps de mettre les points sur les i.

    "Non."

    Ferme, pas méchant, mais définitif.

    "Ca suffit les excuses, Chevalier Rise."

    Après tout, pourquoi ne pas essayer un peu des deux ?

    "D'ailleurs, ce n'est pas à vous de préparer les funérailles du défunt, mais à l'ennemi, ne vous en déplaise. A présent, rassemblez vos effets, nous partons. Une autre mission de sauvetage nous attend."

    Dos contre la porte, bras croisés, Rhiannon pointe du menton cahier et trousse que Rise a sorti en arrivant, attendant qu'elle les range dans son sac et se décide à la suivre pour ouvrir la porte.

    "N'oubliez pas votre autoportrait."

    Et qu'il ne lui vienne pas à l'idée de se mettre à courir pour lui échapper : elle était peut-être petite et agile, mais vu l'état de son pied, ce n'était pas conseillé. Sans compter le fait que la directrice n'était pas des moins athlétiques -probablement l'unique avantage de se faire courser par les flics dans sa jeunesse.
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    123 Nous irons au bois /PV Rhiannon EmptyRe: 123 Nous irons au bois /PV Rhiannon
    Dim 31 Mai - 19:55
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    « Non »


    Elle était si ferme bien que calme, que j’en restais clouée sur place.

    « Ça suffit les excuses, Chevalier Rise. » continua la directrice sur un ton catégorique que personne n’avait employé pour moi auparavant.

    « D'ailleurs, ce n'est pas à vous de préparer les funérailles du défunt, mais à l'ennemi, ne vous en déplaise. A présent, rassemblez vos effets, nous partons. Une autre mission de sauvetage nous attend. »


    Je soupirais bruyamment mais ce ton m’avait étrangement calmée, il me donnait un cadre qui, bien que je ne m’en rende pas vraiment compte me sécurisait. La directrice dos contre la porte, bras croisés attendait. Je ramassais trousse et cahier qu’elle pointait du menton en silence le regard fermé. J’avais en cet instant tout sauf envie de rire.

    « N'oubliez pas votre autoportrait. »
    continua-t-elle. Je pris le panneau sans un mot et la suivis dans le couloir. Le silence tomba sur nous, il n’y avait plus que le bruit de nos pas. Je n’avais pas vraiment peur, je n’étais pas une chochotte, mais en levant le nez vers la pendule du couloir je blêmis. Lionel...

    «  Madame la Dirlo des fruits, ça se voit que vous n’avez pas de gosse. »

    Je fis silence à nouveau quelques secondes.

    « Je vais faire vos exercices sans intérêt mais après je vais devoir rentrer. »

    Soupir.

    « Il est tard et je suis sûre que Lionel n’est pas douché ni au lit. Le dernière fois lui et papa se sont endormis dans leur assiette de glace à la fraise. Lionel n’était même pas en pyjama et Papa avait à peine commencé son article pour son taff pour le lendemain, et le dîner c’était une omelette au riz avec du sucre pas le pot de glace à la fraise, c’était au frigo en plus ! »

    Je levais les yeux au ciel avant qu’un rire tendre m’échappe : « J’ai réveillé Papa en le tirant par l’oreille et j’ai caressé le dos de Lionel doucement pour le faire émerger. » Je souris avec tendresse. « J’ai dû surveiller que Lionel ne s’endorme pas dans son bain, le coucher avec une berceuse après une bataille avec son pyjama nounours pour lui mettre alors qu’il était tout ensommeillé. Enfin il était mignon ! » Je levais les yeux au ciel : « En revanche, ce qui était moins mignon c’est que j’ai dû surveiller papa toute la nuit pour qu’il fasse son taff ! Je ne peux pas assurer les dépenses de la maison juste avec mon petit job ! Il doit rendre son article de temps en temps ! » Puis je continuais dans un sourire triomphant : « Enfin il l’a rendu, ça a fait du bien au budget de la maison ! »

    Je continuais plus férocement : « Et après cette poire de professeure d’Histoire des Fruits qui m’engueule car je dors à son cours ! » Je pestais assez  rapidement : « De toute façon, l’Histoire ça ne sert à rien ! C’est déjà super dur d ‘assumer le futur et présent alors pourquoi s’enquiquiner du passé ? Je lui ai dit ça et je me suis fait renvoyer de cours. Je vous jure les professeurs c’est franchement pas ouvert pour comprendre la vraie vie ! »

    Je pestais enfin : « Enfin ce n’est pas vos oignons, je n’ai rien contre les oignons Madame la dirlo mais vous avez pigé ! » Je haussais les épaules : « Bon elle consiste en quoi votre « autre mission de sauvetage » ?  Ah au fait je ne regrette vraiment pas d’avoir tapé ce crétin ! Il l’a cherché ! » Un sourire apparut sur mes lèvres, un sourire plein de douceur : « J’ai deux zigottos qui m’attendent à la maison à cause de lui. »

    A la maison ? Et bien je me trompais, j’entendis une voix de gamin de quatre ans et demi après un gros ‘’BAM’. «  Papa, attention ! Rohhh Grande-sœur Rise va pas être contente ! Tiens je te mets un pansement ! »

    « MAIS ILS SONT IMPOSSIBLES ! » criai-je presque dans le couloir derrière la directrice.

    Mon cri fut suivi d’un gamin qui détale vers moi en riant et saute dans mes bras hébétée.

    « Grande-sœur le four micro-onde il a fait BOUM ! Papa il a oublié qu’on ne met pas de bol en métal dedans ! »

    Je lançais un regard réprobateur à mon père qui riait.

    «  Franchement ! » soupirai-je.

    « Madame la dirlo, Lionel, Lionel, Madame la dirlo ! Papa, Madame la dirlo, Madame la dirlo, Papa ! » présentais-je rapidement.

    « Oh c’est le dragon que tu allais voir aujourd’hui, pour trouver des indices pour chercher Maman, que tu m’as dit Grande-sœur attends je vais t’aider à t’enfuir moi !  » s’exclama Lionel quatre ans et demi, en levant son minuscule poing que je baissais avec douceur.

    Je le posais à terre et mis une main sur mon visage, après avoir vérifié que Lionel allait bien.

    «  C’est pas un dragon au final Lionel, elle est sympa, on n’a pas besoin de la combattre ! »

    Lionel sembla réfléchir intensément puis fonça dans les bras de Madame la dirlo : « Je suis content que tu ne sois pas un dragon ! »

    Je regardais la scène consternée par ces deux bêtas sans un mot. Malgré moi un sourire amusé avait naquit sur les lèvres.


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    Ven 10 Juil - 16:00
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    La réaction de la gamine est édifiante : surprise par le ton de sa voix, elle reste fixée sur la directrice et se décide à obéir, bien qu'avec mauvaise grâce. Rhiannon esquisse malgré tout une ébauche de sourire amusé.

    Elle connaît bien ces profils de gamins qui n'ont aucune figure d'autorité vers laquelle se tourner. Ceux qui cherchent, d'une façon ou d'une autre, à attirer l'attention simplement parce qu'ils veulent, de temps en temps, être considérés comme des enfants. Ces enfants trop matures qui ont grandi trop vite et à qui on accorde bien trop, tout en leur mettant une immense pression sur les épaules. Rise n'est pas le premier cas du genre qu'elle gère. Elle ne sera certainement pas le dernier. Et en réalité, ces gamins-là, Rhiannon les apprécie peut-être plus que les autres...

    ...Probablement parce qu'ils lui rappellent quelqu'un.

    Les deux fruits s'engagent dans le couloir de l'administration. Bien entendu, toutes les portes sont fermées : si Rhiannon faisait régulièrement des heures supplémentaires, elle était aussi la première à renvoyer ses employés chez eux lorsque venait l'heure. Sauf si l'un d'entre eux avait fait quelque chose pour la mettre de mauvaise humeur. Bref, il n'y avait pas âme qui vive dans l'établissement, et la blonde a donc droit à toutes les explications de l'adolescente.

    Qu'elle écoute. Sans un mot.

    Parfois, on peut voir un sourire sur ses lèvres -allant du sarcastique au franchement amusé selon ce qu'elle entendait- ou un sourcil s'hausser et se froncer alternativement (qui a parlé d'exercices sans intérêt ?), mais Rhiannon reste silencieuse en avançant en direction d'une passerelle vers un autre bâtiment de l'Académie. Alors que Rise semble se plaindre à n'en plus finir, Rhiannon enregistre et réfléchit. Le comportement de la gamine lui paraît de plus en plus compréhensible au fur et à mesure de son discours. Un ricanement finit par lui échapper.

    "Oh, je n'attends pas d'excuses de ta part. Ce n'est pas pour rien que tu te contentes de ma compagnie quand lui a hérité de plusieurs jours d'exclusion."

    L'autre élève n'a d'ailleurs pas plus envie de présenter des excuses, mais elle s'est assurée qu'il ne s'avise pas de recommencer, elle qui porte aux petits caïds de son école autant de respect qu'elle pouvait en avoir, adolescente, pour le service policier.

    ...Elle n'en a pas beaucoup plus à présent, mais elle est plus consciente de l'utilité de certaines apparences.

    "Personne n'a parlé d'exercices, Rise. En réalité..."

    La citron n'a pas le temps de continuer. Un gros BAM qui la fait se retourner plus tard, voilà qu'ils sont quatre dans le couloir. Au vu de la réaction de l'ado en retenue, il s'agit vraisemblablement de son père et de son petit frère. Les bras croisés, Rhiannon s'arrête dans sa marche et observe.

    Le père a l'air complètement  en-dehors de ses pompes. Rhiannon sait qu'elle et Ianto ont donné bien du mal à leurs parents, dépassés par... eh bien par tout ce qu'ils pouvaient faire, mais elle n'avait jamais vu un parent d'élève aussi à la masse depuis le début de sa carrière. Probablement parce qu'ils doivent faire partie de ceux qui ne viennent pas non plus aux réunions parents-profs. Pourtant, le père de Rise n'a pas l'air d'un mauvais bougre... il est simplement complètement dépassé.

    ...Et très tête en l'air, si elle en croit l'histoire qu'est en train de raconter le plus jeune.

    Sans faire le moindre commentaire, Rhiannon se contente d'un hochement de tête en direction de l'adulte, puis de l'enfant, lorsque la pomme fait les présentations. La réaction du plus jeune ne l'étonne pas, et elle se met à sourire à la mention du "dragon". Si ils savaient...

    La réaction de Rise, en revanche, lui arrache un haussement de sourcil étonné. Finalement, elle a peut-être réussi à passer au travers de la coquille de la gamine... ou du moins à prétendre pouvoir le faire.

    Dans ses pensées, elle ne réalise pas que Lionel a l'intention de lui sauter dessus et sursaute en sentant les bras du petit l'enserrer. Elle finit par s'accroupir pour se mettre à son niveau et lui répondre avec un sourire.

    "Moi aussi Lionel, moi aussi... Mais c'est un secret, tu comprends ? C'est plus facile pour moi si tout le monde pense que je suis un dragon. Alors, tu veux bien garder le secret, toi aussi ?"

    La blonde attend la réponse du petit avant de se relever et de lui tendre la main.

    "Viens, on va dans la salle de jeux des maternelles. Il y a un grand mur là-bas que ta Grande Soeur a promis de repeindre."

    Peu lui importe que Lionel décide ou non de prendre la main tendue, Rhiannon se remet à avancer tranquillement, tout en tournant la tête vers Rise.

    "Pas d'exercices inutiles, donc. Il y a bien assez de paperasse idiote comme ça pour que je te fasse perdre ton temps. Je préfère qu'on se rende utile."

    Quelques secondes plus tard, les voilà dans la salle indiquée. Des jeux partout mais aussi une grande fresque, devant laquelle se trouve une bâche tendue pour éviter de salir le sol, quelques tabliers déjà parsemés de tâches de couleurs, ainsi que des pots de peinture blanche, plusieurs nécessaires de rouleaux et pinceaux et une échelle.

    "Nous la refaisons tous les ans avec les nouveaux élèves. C'est un des projets d'arts des petits. Il est temps de la préparer pour les suivants. Fais ce qui est à ta hauteur, sans forcer sur ton pied, je m'occuperai du reste."

    Rhiannon se tourne vers Lionel et se met à nouveau à sa hauteur.

    "Tu peux jouer, si tu veux. Tu peux aussi aider ta Grande Soeur avec la peinture tant que tu mets un des tabliers là-bas et que tu fais bien attention à ne pas en mettre partout. Et si tu es fatigué, tu peux même aller faire la sieste sur un des lits du fond. Il n'y en a pas pour longtemps."
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    Mer 2 Sep - 23:49
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    « Moi aussi Lionel, moi aussi... Mais c'est un secret, tu comprends ? C'est plus facile pour moi si tout le monde pense que je suis un dragon. Alors, tu veux bien garder le secret, toi aussi ? »

                                                                                                                                                             
    Comme beaucoup d’enfants, le petit garçon de pas encore cinq ans qu’est mon frère posa la question fatidique  visiblement surpris : « Bah pourquoi ? »
               
    « Viens, on va dans la salle de jeux des maternelles. Il y a un grand mur là-bas que ta Grande Sœur a promis de repeindre. »

    Lionel me lança un regard vexé et croisa les bras mais nous suivit et Papa aussi tout en commentant le bâtiment de manière positive. Papa voit le beau partout, parfois ce qu’il peut être énervant !

    « Pas d'exercices inutiles, donc. Il y a bien assez de paperasse idiote comme ça pour que je te fasse perdre ton temps. Je préfère qu'on se rende utile. »

    Je bougonnais un « Oui Madame la directrice des fruits... » sans cacher mon agacement. Lionel…

    « Nous la refaisons tous les ans avec les nouveaux élèves. C'est un des projets d'arts des petits. Il est temps de la préparer pour les suivants. Fais ce qui est à ta hauteur, sans forcer sur ton pied, je m'occuperai du reste. »


    J’obéis  après lui avoir lancé un regard noir à la dirlo.

    « Tu peux jouer, si tu veux. Tu peux aussi aider ta Grande Sœur avec la peinture tant que tu mets un des tabliers là-bas et que tu fais bien attention à ne pas en mettre partout. Et si tu es fatigué, tu peux même aller faire la sieste sur un des lits du fond. Il n'y en a pas pour longtemps. »


    Lionel bras croisés , moue boudeuse ne répondit pas à la directrice, du coin de l’œil je le voyais peiner fortement à contenir sa colère.  Tablier enfilé je continuais à peindre le tableau d’un blanc immaculé, je détestais cela, c’était comme effacer une partie de vie, j’étais trop dans le présent pour profiter du fait que bientôt, avec d’autres enfants, les couleurs reviendront.

    Au bout d’un moment Lionel n’y tint plus, il quitta le coin jeu où Papa semblait passionné par des albums pour enfants et se mit face à mon dos en criant : « MENTEUSE ». Ça y est les larmes coulaient sur la bouille mais je ne pus pas en placer une tant il continua rapidement : « Tu préfères effacer des dessins que me raconter une histoire du soir à notre super promenade du dimanche soir ! Doudou super Hibou serait furieux aussi ! Si ça se trouve c’est toi qui a effacé ma Maman ! » La gifle partit. Je ne l’avait jamais frappé si bien que nous fûmes paralysés autant l’un que l’autre de ma réaction, il pleurait à présent par intermittence mais la rage en moi bouillonnait trop, encore, pour que je sorte autre chose que : « Désolée de ne pas être assez bien pour avoir compensé ! »

    La tension était à son comble dans la salle alors que le tablier brun taché par endroits de peinture blanche,  je m’agenouillais en bredouillant en larmes : « Moi je veux juste qu’on me fiche la paix. »    

    Lionel terrorisé lança un regard de SOS à la directrice dans un larmoyant : «  Ça doit être la maladie de l’adolescence c’est papa qui avait dit, on fait quoi Madame, on fait quoi ? »  D’habitude j’aurais consolé Lionel et ri de cette maladie mais là, là je n’en pouvais plus. Je voulais juste rester ainsi, dormir, dormir sans se réveiller, j’étais fatiguée, pourquoi devrais-je être aussi seule pour affronter tout ça ? Maman avait laissé tout tomber elle, j’avais dix ans et ai du m’occuper de Lionel tout bébé et de ….Papa ... C’était injuste !

    Je n’avais pas remarqué que mon corps tremblait.

    Quant à Papa il dormait comme un bébé étalé dans un fauteuil en mousse pour enfant un album à la main.                                                                                                                                                                        
                                                                         

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    123 Nous irons au bois /PV Rhiannon EmptyRe: 123 Nous irons au bois /PV Rhiannon
    Jeu 22 Oct - 23:57
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    "Parce que les enfants sont plus sages quand ils pensent que je suis un méchant dragon... Sauf ta sœur, apparemment."

    Ce n'est pas le genre de Rhiannon de mentir, même à des enfants. On lui dit souvent que sa franchise causait des problèmes, mais elle n'est pas d'accord. Après tout, jusqu'à présent, ça lui a plutôt bien réussi.

    Le fait que son frère soit parfois obligé de passer derrière n'est qu'un malheureux hasard. Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui fonctionne dans les deux sens.

    Le petit groupe s'avance dans les couloirs jusqu'à atteindre la salle de jeux des tout-petits. Là, Rhiannon explique enfin ce qu'elle attend de Rise. Les réactions qu'elle reçoit ne sont pas celles espérées, mais elle se contente de hausser les épaules. Le mauvais caractère semble être de famille, lui aussi... Comme si elle était bien placée pour faire ce genre de réflexion.

    Malgré tout, la citron ne s'attend pas à l'éclat qui suit. Elle ouvre grand ses yeux verts dans la direction de Lionel, qui crie encore et toujours avant qu'elle ne puisse intervenir. Impuissante, elle assiste à la dispute entre les deux adelphes en fronçant les sourcils. De ce qu'elle comprend, il est clair que Rise n'a pas le rôle habituel d'une enfant de 13-14 ans. Pas étonnant qu'elle pète des câbles contre des camarades désagréables, après ça.

    Lionel la prend à parti,  et Rhiannon hausse un sourcil, s'étonnant de son brusque changement d'attitude. Elle répond néanmoins avec la franchise qui la caractérise.

    "Je pense que tu devrais arrêter de crier sur ta grande sœur quand tu n'es pas content." Elle ne laisse le temps à personne de s'offusquer avant de continuer, s'agenouillant à nouveau à hauteur de Lionel. "Écoute, Lionel... Ta Grande Sœur, elle a beaucoup de choses à faire en même temps. S'occuper de toi, s'occuper de votre père, aller à l'école, faire ses devoirs... Parfois, elle n'a pas le temps de tout faire, et c'est normal. Elle est là parce qu'elle n'a pas le choix, pas parce qu'elle préfère être loin de toi, je ne comprends même pas comment tu peux penser une telle chose, tu ne vois pas comme elle t'aime ?" Un léger silence, juste le temps de tourner la tête vers Rise et s'assurer qu'elle est en état. "A ta place, j'irai lui faire un gros câlin. Ca aide avec la maladie de l'adolescence. Moi, je vais m'occuper de ton Papa, d'accord ?"

    Elle attend à peine la réponse de Lionel pour se relever et se diriger vers l'homme qui dort comme un bienheureux. Elle lui pose une main sur l'épaule et le secoue sans délicatesse jusqu'à ce qu'il se réveille. Une fois ceci fait, elle le fixe avec un regard qui n'est pas des plus aimables.

    "Prenez vos enfants et ramenez-les chez vous. Je vous contacterai pour un rendez-vous dans le courant de la semaine prochaine, et si vous ne faites pas l'effort de venir vous-même, je viendrai vous chercher et ce ne sera pas une bonne nouvelle."

    Son ton est sec. Rhiannon a toujours eu du mal avec les parents qui jouent les absentéistes. Peut-être parce que c'était un peu le cas avec Ianto et elle, même si leurs parents étaient plus débordés qu'autre chose. C'est vraisemblablement également le cas avec cet homme, mais ce n'est pas une raison pour lui trouver des excuses. Sa gamine prend tout sur elle et est en train de se ruiner la santé pour essayer de maintenir sa famille à flots tout en étudiant à temps plein à l'école. Ce n'est pas une vie pour une gamine de son âge.

    "Chevalier Rise, repos. Je veux te voir dans mon bureau lundi à l'intercours."

    Le mur comporte à peine quelques traits de rouleau blancs, mais ce n'est pas grave. Elle finira elle-même s'il le faut.
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    Mer 28 Oct - 19:06
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    «  Je serais plus cool, je serais plus intelligente
    Probablement une meilleure fille
    Je sauterais dans une piscine sans réfléchir à deux fois
    Enlèverais ma chemise comme un gars
    J'économiserais beaucoup d'argent
    Je dirais quand j’aurais faim
    Je mettrais un jean sans connaître la taille
    Je sortirais et ne voudrais plus pleurer »


                  House With No Mirrors
    feat. Rhiannon





     « Je pense que tu devrais arrêter de crier sur ta grande sœur quand tu n'es pas content. Écoute, Lionel... Ta Grande Sœur, elle a beaucoup de choses à faire en même temps. S'occuper de toi, s'occuper de votre père, aller à l'école, faire ses devoirs... Parfois, elle n'a pas le temps de tout faire, et c'est normal. Elle est là parce qu'elle n'a pas le choix, pas parce qu'elle préfère être loin de toi, je ne comprends même pas comment tu peux penser une telle chose, tu ne vois pas comme elle t'aime ? »

                                                                                                     
    J’entends la directrice parler je voudrais lui dire d’arrêter, que c’est dur pour Lionel, que je fais de mon mieux mais que je sais bien que sans Maman le bateau navigue difficilement, que je sais bien que sans moi la famille aurait déjà coulé mais que pourtant ce n’est ni sa faute ni celle de Papa. Personne ne m’a demandée de de veiller sur eux. C’est mon choix, à moi d’en assumer les conséquences pas à Lionel ni même à mon imbécile de Père.                                                                                                                      
             
    Je devrais dire tout ça mais alors pourquoi je sanglote, la gorge dénuée de mot mais pleine de larmes. Je dois me relever je dois…

    « A ta place, j'irai lui faire un gros câlin. Ça aide avec la maladie de l'adolescence. Moi, je vais m'occuper de ton Papa, d'accord ? »


    J’entends un petit oui  de Lionel, je souris malgré mes larmes, il a encore une voix de bambin, malgré ses bientôt cinq ans, c’est encore un gros bébé. Le phrase à propos de Papa m’inquiète cependant je n’ai pas le temps de vraiment y réfléchir.                                                  
                                                                                                                                                             
    Je sentais les petits bras de  Lionel entourer mon cou. Puis il se mit à se dandiner avec douceur.  « Grande-sœur, rentrons à la maison à présent. »  me murmura t-il d’une voix larmoyante .  Je soupirais : « Lionel, je... » Et je le pris dans mes bras, il se lova contre ma poitrine et se mit à pleurer. « Pardon je serai grand, je serai grand, pars pas toi aussi Grande-sœur Rise, pars pas ! » Je lui murmurais : « Chut, chut Lionel tout va bien. » en ravalant mes propres larmes , je le mis devant moi et d’une main essuyais doucement sa bouille trempée de larmes, sortis un mouchoir pour le moucher mais il secoua la tête précisant le faire seul, je lui confiais donc et...il tenta maladroitement d’essuyer son nez, je lui souris de cet effort puis, alors que Papa réveillé d’un sermon approchait de nous semblant abattu, je vis Lionel tenter, en vain de mettre ses lacets.

    « Attends cette fois je t’aide ! » lui dis-je. Je lui fis. Il me murmura très inquiet : « Quand je saurai faire mes lacets tu seras moins fatiguée grande-sœur ? » Je lui ébouriffai les cheveux dans un éclat de rire amusé mais aussi un peu nerveux : « Tu crois que je suis fatiguée à cause de toi ? Tu te trompes jeune Hibou ! C’est le grand dragon qui puise toute mon énergie ! Mais je serai forte, tant qu’on reste ensemble j’aurai de la force car tu le sais bien... » Nous prononçâmes en chœur la phrase de notre dessin animé préféré : « Je suis la reine des hiboux, c’est chouette non ? » Nous éclatâmes de rire, pour de vrai de ma part cette fois.

    « Chevalier Rise, repos. Je veux te voir dans mon bureau lundi à l'intercours. »

    Je sursautais à cette injonction de la directrice et me levais dans un : « Un chevalier n’a jamais de repos ! »
    « Sur le dos, sur le dos, sur le dos ! » sautillait Lionel à nouveau tout heureux. Je me retournais vers la directrice m’inclinant : « Je viendrai Gente Dame Dirlo, mais sachez qu’un chevalier n’abandonne jamais sa famille ! Il est fort et veillera sur eux avec une fidélité sans faille ! » Je fis une révérence du bras dans un : «  Tel est le devoir d’un brave chevalier ! »

    Je ne faisais pas que jouer, je signifiais bien que quoi qu’elle décide je resterai avec eux pour les protéger, que j’avais très bien compris pourquoi elle blâmait Papa. C’était une menace déguisée, une agressivité costumée de jeu, je savais bien qu’elle voulait juste m’aider mais Papa n’y pouvait rien si il ne gérait pas, il était...comme ça. Et Lionel, Lionel était encore si petit.

    C’était dure pour la collégienne que je suis d’accepter que la situation me pesait tant que je m’écroulais, car je ne voulais jamais plus que notre famille perde un de ses membres et je savais que sans moi, mon frère et moi on aurait déjà été confiés ailleurs, dans la famille lointaine que je ne connaissais pas, peut-être.

    Mais ça c’était hors de question, je les avais entendus après le départ de Maman au téléphone, ''Oh quel malheur tu es sûr de tout gérer ? Tu sais je peux prendre le bébé et la grande peut aller chez ses grands-parents elle aidera elle a déjà presque dix ans moi je ne veux pas me charger d’une si grande enfant, en revanche j’ai toujours rêvé de me faire appeler Maman", Papa avait raccroché au nez de cette adulte semblant tout savoir. Il avait bien fait, il ne savait rien gérer mais nous restions ensemble, c’est mon choix, non notre choix, et après ma décision a été que ce choix survive.

    C’est pour cela que j’avais menacé la directrice, pour cela que je montrerai les crocs à tous ceux qui sermonneraient Papa ou Lionel. Pour cela que je me mentais sur mon état autant que je mentais à tous.  
                                   
    Je les aimais...Non nous nous aimions.

    Je fis grimper Lionel sur mon dos dans : «   Au galop ! Papa attrape nous si tu peux ! » Je fonçais mon  énergie cachait ma peine, ma fatigue et ma peur, avoir tant d’énergie était une bonne cachette même pour moi-même. Papa d’abord surpris se mit à courir et j’entendais de nouveau son rire grave   se   mêlant à celui cristallin d’enfance de Lionel. Ces rires que je chérissais tant.

    Chevalier Rise.                                                                                                              
                                                                                                                                                                                                                                             
                                                                                                                               
               


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